La logistique coûte désormais très cher. En France, les coûts du personnel de conduite ont augmenté de 7,5 % en 2024, selon le bilan établi par le CNR. À l’échelle européenne, les coûts d’exploitation des entreprises de transport routier ont grimpé de 15 % par rapport à 2023. En parallèle, le prix du diesel a enregistré une hausse de 4,8 % au premier trimestre 2025. Ajoutez à cela la volatilité des tarifs spot, les contraintes réglementaires et la pénurie des conducteurs pour finir de mettre sous pression les responsables supply chain. Pour faire face à ces enjeux, nombreux d’entre eux s'intéressent à l’amont de la chaîne d’approvisionnement. Cette étape passe alors d’un simple maillon technique à un véritable levier de performance logistique.
Quelle est cette phase amont ? Pourquoi est-elle fondamentale pour la supply chain en 2025 ? Quels sont ses principaux défis et comment y faire face ? Shiptify répond à toutes vos questions sur le pré-acheminement.
Le pré-acheminement désigne le transport de marchandises depuis le fournisseur (usine, entrepôt, fabricant ou producteur) jusqu’à un centre logistique, un hub ou un terminal intermodal, avant leur transfert sur un mode de transport principal.
Ce maillon essentiel de la chaîne logistique vise à collecter, à trier et à consolider des envois avant leur chargement sur le véhicule de transport le plus important.
Le concept du pré-acheminement est particulièrement utilisé dans le transport combiné : rail et route par exemple. On le voit également dans le groupage où les marchandises de multiples expéditeurs sont rassemblées en amont.
Il faut distinguer le pré-acheminement des autres segments de la chaîne logistique :
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Segment logistique |
Description |
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Pré-acheminement |
Transport de l’expéditeur vers un hub ou un terminal, collecte et consolidation. |
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Trajet principal |
Transport longue distance (ferroviaire, maritime, aérien ou routier) entre hubs logistiques. |
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Post-acheminement |
Livraison des marchandises depuis le second terminal ou hub jusqu’au destinataire final. |
Le trajet principal ne démarre qu’une fois les envois collectés et consolidés après le préacheminement. Le post-acheminement arrive en deuxième temps. Il s’agit du dernier maillon de la chaîne, dit livraison finale ou dernier kilomètre, depuis le centre logistique (arrivée du transport principal) jusqu’au destinataire final.
Cette étape joue plusieurs rôles stratégiques :
Avant d’actionner ce levier puissant, il est fondamental de prendre en compte ses enjeux et défis. Faute de quoi, le ROI (retour sur investissement) risque d’être moins intéressant.
Avec le dernier kilomètre, le pré-acheminement, dit aussi premier kilomètre, est l’une des phases les plus coûteuses du transport.
Les camions effectuent jusqu’à 30-40 % de kilomètres à vide dans certains trafics routiers, ce qui représente une part importante du coût logistique, selon des études de l’OCDE/ITF.
Ce poste pèse donc directement sur les marges, notamment lorsque les camions réalisent des retours sans chargement ou des collectes fragmentées.
Ainsi, les défis principaux en 2025 sont :
Le saviez-vous ? Le load pooling (mutualisation des chargements) peut réduire les kilomètres parcourus d’environ 30 % et abaisser les coûts et délais de livraison d’environ 25 % dans des zones denses, selon le Transport Outlook 2023 de l’ITF/OCDE.
En cas de retard, de créneaux non-tenus ou d'erreurs de collecte, le pré-acheminement pénalise le reste du processus logistique. En ce sens, il y a plusieurs enjeux :
En 2025, les entreprises visent à réduire l’impact environnemental de la chaîne d’approvisionnement à travers l’intermodalité.
Le transport routier émet près de 7 à 9 fois plus de CO₂ par tonne-kilomètre que le fret ferroviaire, selon les données ADEME / AFT.
Les tendances fortes qui ressortent sont les suivantes :
Le pré-acheminement repose sur une coopération efficace entre les différents acteurs : chargeurs, transporteurs, plateformes logistiques, transitaires et hubs. Une mauvaise synchronisation crée des files d'attente, des retards et des surcoûts. Ainsi, il devient essentiel de :
Plus concrètement, mettre en œuvre un pré-acheminement optimisé passe par une méthodologie précise. Voici donc un guide pratique à suivre !
Les travaux de l’OCDE sur l’optimisation du transport amont insistent sur l’importance de cette phase de cadrage où il s’agit cartographier précisément les flux amont :
Toute amélioration de performance supply chain passe obligatoirement par un pilotage avec des KPI structurants. En pré-acheminement, les indicateurs à suivre sont les suivants :
La digitalisation logistique est indispensable pour optimiser le premier kilomètre de la chaîne d’approvisionnement. Cela passe par le choix d’un TMS amont adapté, servant à planifier les tournées, allouer les ressources et à assurer un suivi en temps réel. Pour ce faire, le logiciel utilise :
Chez Shiptify, nous avons développé un TMS multi-transporteurs, un outil collaboratif qui permet une gestion centralisée des tournées, une visibilité en temps réel et des KPI qui se mettent à jour automatiquement. En parallèle, l’outil ShiptiDock gère la prise de rendez-vous quai afin de réduire les attentes et de fluidifier les enlèvements.
L’ADEME et France Supply Chain, s’inspirant notamment du lean transport, recommandent :
Avant le déploiement de Shiptify au sein des entreprises que nous accompagnons, nous constatons fréquemment les mauvaises pratiques suivantes :
Découvrez comment MLT Groupe a gagné en réactivité grâce au TMS de Shiptify :
Vous l’aurez compris, le pré-acheminement n’est pas un bloc isolé. Il s’insère dans un enchaînement opérationnel :
L’efficacité de chaque étape dépendant de la précédente, les flux amont méritent une vision de bout en bout pour une anticipation juste et une planification réaliste. Faute de quoi, des effets dominos immédiats se produisent :
Il est primordial de voir l’amont comme une partie intégrante de la chaîne logistique et non comme simple collecte. L’approche end-to-end permet de :
Les INCOTERMS déterminent l’acteur responsable de chaque étape du transport de marchandise : pré-acheminement, transport principal et post-acheminement. Selon la règle choisie, la responsabilité du camion, du port de départ, du stockage, du chargement et déchargement des conteneurs ou des services portuaires change de l’exportateur (ou vendeur) à l’importateur (ou acheteur).
Le tableau suivant récapitule ces responsabilité en fonction du type d’INCOTERM :
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INCOTERM |
Pré-acheminement (pays de départ) |
Transport principal (international) |
Post-acheminement (pays d’arrivée) |
Spécificités |
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EXW – Ex Works |
Acheteur (ramassage, camion, export) |
Acheteur |
Acheteur |
L’acheteur gère tout : collecte, formalités export, services portuaires, chargement conteneur. |
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FCA – Free Carrier |
Vendeur jusqu’au point convenu, puis Acheteur |
Acheteur |
Acheteur |
Le vendeur livre la marchandise chargée sur le camion. L’acheteur organise ensuite le transport jusqu’au port et l’international. |
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FOB – Free On Board |
Vendeur (pré-acheminement jusqu’au port et chargement navire) |
Acheteur |
Acheteur |
Le vendeur couvre tout le pré-acheminement et la mise à bord. Très utilisé pour les conteneurs (même si la pratique portuaire peut différer). |
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CFR – Cost & Freight |
Vendeur |
Vendeur |
Acheteur |
Le vendeur paye le transport maritime mais l’acheteur garde le risque dès le port de départ. Post-acheminement 100 % acheteur. |
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CIF – Cost, Insurance & Freight |
Vendeur |
Vendeur |
Acheteur |
Comme le CFR, sauf que l’assurance est comprise. Le post-acheminement (camion, douanes, stockage) reste à l’acheteur. |
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CPT / CIP |
Vendeur |
Vendeur |
Acheteur |
Appliqué hors maritime. Le vendeur pilote l’acheminement international ; l’acheteur gère l’aval dans son pays. |
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DAP – Delivered At Place |
Vendeur |
Vendeur |
Vendeur jusqu’au lieu convenu |
Le vendeur gère presque tout, y compris le camion d’arrivée. L’acheteur ne gère que l’import. |
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DDP – Delivered Duty Paid |
Vendeur |
Vendeur |
Vendeur |
Le vendeur prend absolument tout en charge : pre-acheminement, ports, international, post-acheminement, douane import, livraison finale. |
Les solutions Shiptify sont conçues par des spécialistes de la supply chain pour optimiser le transport de bout en bout. Elles vous offrent une vision 360° sur votre chaîne d’approvisionnement.
Le TMS Shiptify centralise l’ensemble de vos données transporteurs dans une interface unique, ce qui facilite la communication avec vos partenaires. Vous obtenez alors une visibilité en temps réel de vos enlèvements et expéditions ainsi que la possibilité de suivre les tournées, d’anticiper les aléas et de réagir très rapidement en cas d’imprévu, comme en témoigne le responsable Flux Internationaux et Conformité au sein du groupe PCM dans cette vidéo :
Grâce à des modules de planification et d’optimisation (simulation des tournées, consolidation des ordres), Shiptify calcule les meilleurs trajets, favorise la mutualisation des volumes et évite le transport à vide. Le logiciel génère automatiquement les documents de transport (lettre de voiture, justificatifs douaniers, etc.) selon un paramétrage personnalisé.
Notre TMS propose un suivi des KPI et un reporting des coûts, des performances transport et des indicateurs de qualité. Cette centralisation des données vous offre la possibilité de piloter vos opérations de façon proactive.
En lien avec vos systèmes existants, le logiciel peut s’intégrer à vos ERP ou WMS, ce qui garantit la cohérence des données et la fluidité entre vos systèmes internes et vos transporteurs.
ShiptiDock est un système de rendez-vous dédié aux quais. Il permet aux transporteurs de prendre rendez-vous en ligne pour charger ou décharger, sans passer par des échanges manuels (mail, téléphone).
Avec la planification collaborative, les équipes en entrepôt ont une vision calendaire dynamique des arrivées et départs camions pour répartir la charge de travail et éviter les pics d’activité. De plus, l’outil offre un suivi temps réel des arrivées et des départs, avec une traçabilité des entrées/sorties des chauffeurs pour limiter les attentes, les blocages ou les congestions aux quais.
D’autre part, ShiptiDock fournit des données clés : taux de respect des créneaux, temps de présence, retards, etc. Ces indicateurs alimentent des tableaux de bord pour piloter l’amélioration continue de la performance quai. Le module est conçu pour être simple à déployer : quelques dizaines de minutes suffisent pour configurer le lien RDV et le mettre à disposition des transporteurs.
Enfin, l’intégration entre le TMS Shiptify et ShiptiDock crée une suite logistique unifiée : la planification du transport couplée à une synchronisation des quais garantit plus de fluidité, moins de friction et une meilleure performance globale.
Quelle que soit la taille ou le secteur de votre entreprise, vous pouvez en profiter. Demandez une démonstration gratuite pour voir comment Shiptify peut vous aider à maîtriser votre supply chain.