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Transbordement logistique : guide expert pour accélérer vos flux

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transbordement

Le transbordement logistique désigne le transfert de marchandises d’un moyen de transport à un autre afin de poursuivre leur acheminement, sans entreposage prolongé. Cette organisation accélère les flux, limite l’immobilisation des produits et facilite les parcours multimodaux. Mais attention ! Sa réussite repose sur une coordination précise entre les acteurs, notamment pour l’organisation des quais et la visibilité sur les horaires de départs et d’arrivées. Dans ce guide, Shiptify vous présente les étapes d’une telle opération de transport, les risques à anticiper, les KPI à suivre et les outils de pilotage qui fluidifient considérablement les flux.

 

Le transbordement logistique en bref :

  • Ce qui est transféré : colis, palettes, vrac, conteneurs ou unités de chargement.
  • Entre quels moyens de transport ? Camion, train, navire ou avion, au sein d’un même mode ou entre plusieurs modes.
  • Avec ou sans stockage ? Sans entreposage durable, mais avec une éventuelle attente courte sur quai ou terminal.
  • Dans quels contextes ? Ports, hubs multimodaux, plateformes logistiques, e-commerce, industrie et distribution.

Qu’est-ce que le transbordement logistique ?

Le transbordement logistique est une opération qui consiste à transférer des marchandises, ou leur unité de chargement, d’un moyen de transport à un autre afin de poursuivre un même acheminement. Il s’effectue généralement sans entreposage durable, même si une courte attente peut être nécessaire sur un quai ou un terminal dans une phase intermédiaire, entre deux équipements du même mode ou entre plusieurs modes.

 

Remarque : un transbordement n’implique pas forcément un changement de moyen de transport. Une marchandise peut être transbordée entre deux navires, deux camions ou deux wagons, comme d’un train à un navire ou d’un camion à un avion.

Ce qui caractérise une opération de transbordement

La définition du transbordement repose avant tout sur un transfert physique. C’est une palette, un colis, un conteneur ou une caisse mobile qui quitte un véhicule pour être chargé sur un autre. Le changement peut intervenir entre deux équipements identiques, comme deux camions, ou entre plusieurs modes de transport, par exemple de la route vers le rail.

 

Contrairement au stockage classique, la marchandise n’est pas destinée à rester sur place. Elle peut toutefois patienter quelques heures dans une zone tampon, le temps d’effectuer un contrôle, d’attendre une correspondance ou de préparer le prochain départ. L’objectif demeure le même, c’est-à-dire d’assurer la continuité du flux jusqu’à sa destination finale.

Exemple pratique du transbordement dans une chaîne d’approvisionnement

Une marchandise quitte une usine en camion, rejoint un terminal ferroviaire, poursuit son trajet en train, puis termine sa livraison par la route :

 

 

Les passages du camion vers le train, puis du train vers le camion, correspondent à deux opérations de transbordement. L’itinéraire complet relève, quant à lui, du transport multimodal puisqu’il combine plusieurs moyens de transport.

Transbordement, cross-docking, transit et rupture de charge : quelles différences ? Stop à la confusion !

Le transbordement concerne avant tout le passage physique de marchandises d’un véhicule à un autre. Le cross-docking organise, lui, une réexpédition très rapide après réception et tri. Quant au transit, il relève principalement du cadre douanier. La rupture de charge décrit une interruption dans la continuité du flux qui impose une manipulation ou un rechargement des marchandises. Enfin, l’entreposage répond à une logique de conservation, et non de simple continuité du transport.

 

Le tableau suivant synthétise les différences entre ces différentes notions.

 

Critère

Transbordement

Cross-docking

Transit douanier

Rupture de charge

Entreposage

Finalité

Poursuivre la continuité de l’acheminement

Trier, consolider et réexpédier rapidement

Faire circuler les marchandises sous un régime douanier

Décharger ou manipuler le chargement avant sa reprise

Conserver des produits

Changement de véhicule

Oui

Fréquent, mais non systématique

Pas nécessairement

Fréquent

Non déterminant

Changement de mode

Possible, sans être obligatoire

Généralement secondaire

Possible

Possible

Non déterminant

Tri ou recomposition

Facultatif

Central dans le processus

Non

Possible

Possible

Durée d’attente

Courte ou variable

Très courte

Selon le trajet et le régime

Variable

Généralement plus longue

Exemple

Conteneur transféré d’un navire à un autre

Produits déplacés du quai d’arrivée vers le quai de départ

Marchandise circulant sous T1

Colis déchargés puis replacés dans un autre véhicule

Palettes conservées en stock

Le cross-docking

Dans une opération de cross-docking, les produits restent très peu de temps sur la plateforme logistique. Ils sont réceptionnés, contrôlés, triés ou regroupés, puis dirigés vers leur prochain départ. Le transfert entre véhicules peut donc exister, mais la rapidité de traitement et la recomposition des expéditions restent prioritaires.

La rupture de charge et le transbordement

La rupture de charge n’est pas une méthode logistique complète, mais un événement du parcours de transport où la marchandise est déchargée, manipulée ou replacée dans une nouvelle unité avant de repartir. À l’inverse, un conteneur transféré de manière intacte d’un camion vers un train fait l’objet d’un transbordement sans rupture de charge au niveau des produits qu’il contient.

 

Autrement dit, le transbordement est une opération logistique consistant à transférer des marchandises ou une unité de chargement d’un moyen de transport à un autre. La rupture de charge désigne le point du parcours où la continuité du transport est interrompue et où ce transfert devient nécessaire.

Le transit douanier et l’entreposage

Le transit douanier décrit un régime permettant la circulation de marchandises sous contrôle douanier, avec suspension temporaire des droits et taxes. Une expédition peut ainsi rester en transit tout en connaissant plusieurs transbordements. L’entreposage suppose, quant à lui, une immobilisation organisée des produits, avec une logique de stockage plutôt que de simple continuité du transport.

Quels sont les principaux types de transbordement ?

En pratique, le transbordement prend plusieurs formes selon les véhicules mobilisés, le lieu de transfert ou encore le niveau de préparation nécessaire avant la réexpédition. Pourquoi s’y attarder ? Ces distinctions entre différents types de transbordement sont utiles à connaître pour mieux organiser chaque opération et piloter ses flux de manière efficace.

Le transbordement maritime de conteneurs

Le transbordement maritime de conteneurs se déroule dans un port hub où un conteneur est déchargé d’un navire mère, placé temporairement sur le terminal, puis chargé sur un autre bâtiment.

 

Le modèle hub-and-spoke concentre les volumes sur de grandes lignes maritimes avant de desservir les ports secondaires avec des navires plus petits, appelés feeders. La performance dépend alors du respect des correspondances. Cela implique qu’une arrivée tardive peut reporter le conteneur sur une rotation ultérieure.

 

En 2024, les ports mondiaux ont manutentionné environ 920 millions d’EVP, ce qui illustre l’ampleur des flux à coordonner, selon UN Trade and Development (sans signifier que tous ont été transbordés).

Le transbordement routier ou ferroviaire

Le transbordement peut s’effectuer d’un camion à un autre sur une plateforme, d’un wagon vers un véhicule routier ou encore entre deux trains. Selon le cas et l’objectif de l’opération, il est possible que seule l’unité intermodale change de support ou que les marchandises soient directement déchargées et rechargées.

Le transbordement multimodal

Ici, l’opération relie plusieurs modes de transport :

 

  • navire-camion ;
  • camion-train ;
  • avion-camion ;
  • plus rarement, avion-train.

 

Les documents doivent suivre le flux concerné. Dans l’aérien, la lettre de transport aérien, couramment appelée LTA ou AWB, accompagne l’expédition. Ce sigle n’est donc pas pertinent pour un transbordement exclusivement maritime, routier ou ferroviaire.

 

Remarque : dans un flux avion-train, les marchandises sont déchargées de l’aéronef, traitées dans le terminal cargo, puis acheminées vers le terminal ferroviaire avant leur rechargement. Il s’agit bien d’une chaîne multimodale, même lorsqu’un court trajet routier ou une manutention intermédiaire sépare physiquement les deux terminaux.

Le transbordement direct ou avec zone tampon

En termes de transbordement, trois organisations sont envisageables :

 

  1. le passage immédiat d’un équipement à l’autre ;
  2. une attente courte sur quai ou terminal avant la correspondance ;
  3. un transfert précédé d’un contrôle, d’un tri ou d’une consolidation.

 

Le choix de l’organisation dépend des horaires de départ, des capacités de quai, des formalités applicables et du niveau de visibilité disponible sur les arrivées.

Comment se déroule une opération de transbordement ? 8 étapes essentielles

Une opération de transbordement efficace repose sur une succession d’étapes courtes, mais coordonnées avec méthode et rigueur :

 

  • Planification des arrivées et des correspondances : avant même l’arrivée du premier véhicule, l’exploitant organise les créneaux, affecte les quais et vérifie la compatibilité entre l’heure d’arrivée prévue et le prochain départ. Il est important de collecter et de centraliser certaines données, telles que l’ETA, les capacités disponibles et les horaires de correspondance, pour limiter les risques d’attente et de connexion manquée.
  1. Réception du véhicule ou de l’unité de transport : à l’entrée du site, l’équipe enregistre l’heure réelle d’arrivée, l’immatriculation, le numéro du wagon ou celui du conteneur. Cette identification conditionne toute la suite du processus, car une erreur à ce stade peut orienter le chargement vers le mauvais quai.
  2. Vérification de l’état de la marchandise et des documents : avant la manutention, les références, les quantités, les scellés et l’état apparent des marchandises sont contrôlés. Les documents de transport doivent également correspondre au chargement reçu. Toute anomalie doit être signalée immédiatement, avant qu’elle ne devienne difficile à attribuer à un responsable. Ceci est déterminant dans la gestion d’un éventuel litige transport.
  3. Déchargement des marchandises : les opérateurs retirent les palettes, colis, conteneurs ou caisses mobiles du moyen de transport initial, avant de consigner l’heure de l’opération, l’identité de l’unité manutentionnée et les éventuelles réserves. À ce stade, le risque est qu’une mauvaise manipulation entraîne une avarie, un écart de quantité ou un litige.
  4. Identification et orientation de chaque unité : à l’aide d’un scan ou suite à un contrôle des étiquettes, chaque marchandise est dirigée vers sa prochaine destination. L’objectif est d’éviter les erreurs de tri, particulièrement coûteuses lorsque plusieurs départs sont traités simultanément.
  5. Acheminement vers le quai ou la zone tampon : selon l’organisation retenue, le chargement rejoint directement le quai de départ ou attend brièvement dans un espace dédié. La traçabilité du déplacement, parfois obligatoire, évite les pertes d’information et l’encombrement de la plateforme.
  6. Rechargement sur le moyen de transport suivant : les unités sont positionnées selon le plan de chargement, puis sécurisées avant le départ. Le chef de quai vérifie que rien ne manque et que l’arrimage respecte les contraintes du trajet à venir.
  7. Validation et réexpédition : une fois le départ confirmé, l’heure réelle, le véhicule, le transporteur et le nouveau statut de l’expédition sont enregistrés. Cette dernière mise à jour garantit la continuité du suivi jusqu’à la destination finale.

Dans quels cas le transbordement est-il pertinent ?

Le transbordement devient intéressant lorsqu’il simplifie réellement l’acheminement au lieu d’ajouter une manipulation inutile. Il convient surtout aux chaînes logistiques capables de coordonner plusieurs départs, plusieurs transporteurs et des volumes suffisamment importants.

 

Le tableau suivant synthétise les situations où le transbordement est recommandé, à étudier ou déconseillé, que les parties suivantes détaillent.

 

Décision

Situation

Recommandé

Volumes réguliers, départs synchronisés, traçabilité complète

À étudier

Flux variables, attente possible, contraintes de manutention

Déconseillé

Faibles volumes, faible visibilité, coût de transfert supérieur au gain

Les situations favorables au transbordement

Le transbordement est adapté lorsque différents modes ou lignes doivent être raccordés, par exemple entre un navire, un train et un camion. Il prend également tout son sens lorsque des flux sont regroupés sur un hub logistique, puis redistribués vers plusieurs destinations.

Le gain est d’autant plus net lorsque :

  • les horaires sont synchronisés ;
  • le temps de passage sur la plateforme reste court ;
  • l’entreprise cherche à limiter l’immobilisation des marchandises.

Des volumes réguliers et une bonne visibilité sur les arrivées facilitent aussi la planification des quais, des équipes et des moyens de manutention.

Les cas où le transbordement peut devenir contre-productif

À l’inverse, le transbordement peut alourdir les coûts si les volumes sont faibles, irréguliers ou mal prévisibles. Des produits très fragiles supportent parfois mal les manipulations supplémentaires.

 

Le risque d’un transbordement contre-productif augmente également lorsque les unités de chargement sont incompatibles, que les formalités douanières n’ont pas été préparées ou que les heures d’arrivée restent incertaines.

 

Pour savoir si le transbordement est pertinent pour vos flux, il est indispensable de comparer le gain de transport aux frais générés par la manutention, l’attente et l’utilisation du terminal.

Quels sont les avantages et les coûts du transbordement logistique ?

Bien organisé, le transbordement peut accélérer les flux et améliorer l’utilisation des capacités de transport. Son intérêt ne se mesure toutefois pas uniquement au tarif d’acheminement, puisque chaque passage par un hub génère aussi des opérations et donc des délais additionnels ainsi que des coûts annexes qu’il faut intégrer au calcul.

Réduire les délais et l’immobilisation des produits

En supprimant une phase d’entreposage prolongé, les marchandises poursuivent plus rapidement leur parcours. Ce fonctionnement est particulièrement efficace lorsque les horaires d’arrivée et de départ sont prévisibles et coordonnés, les quais disponibles et les documents prêts avant l’entrée sur le terminal.

 

Le bénéfice reste cependant fragile, car un retard sur le premier trajet peut entraîner une correspondance manquée, prolonger l’attente ou annuler le gain obtenu en amont. Il est donc indispensable d’avoir un outil de pilotage fiable et partagé pour profiter de cet atout.

Consolider les flux et améliorer le remplissage

Un hub permet de regrouper des expéditions provenant de plusieurs sites avant leur réacheminement vers une même région ou une destination commune. Cette consolidation favorise un meilleur remplissage des camions, wagons ou conteneurs et limite les départs partiellement chargés.

 

Toutefois, pour que l’opération reste rentable, les volumes doivent être suffisants, réguliers et compatibles avec les fréquences de départ. À défaut, les coûts de passage sur plateforme peuvent dépasser les économies de transport.

Étendre la couverture géographique

Le transbordement relie des réseaux qui ne pourraient pas toujours être desservis directement. Les ports hubs connectent les grandes lignes maritimes aux navires feeders, les terminaux ferroviaires assurent la continuité entre rail et route, tandis que les plateformes régionales redistribuent les marchandises vers des zones plus dispersées.

 

Cette couverture élargie suppose néanmoins une coordination fiable entre les opérateurs et une visibilité continue sur chaque segment du trajet. Ceci est possible grâce à un TMS Cloud.

Maîtriser les coûts réels de l’opération

Le coût complet du transbordement va au-delà du fret principal. Il faut également comptabiliser la manutention, les contrôles, l’occupation du terminal, le stockage temporaire et le temps d’attente. S’ajoutent parfois l’immobilisation des véhicules, les avaries, les reprises de chargement ou les litiges.

 

Dans le maritime, une mauvaise synchronisation peut aussi déclencher des frais de surestaries ou de détention lorsqu’un conteneur reste trop longtemps au terminal ou hors de celui-ci.

 

Le pilotage va donc rapprocher coûts de transport, temps de passage, incidents et frais annexes. C’est précisément sur cette vision globale qu’un TMS apporte de la valeur. Il permet de suivre chaque étape et de mesurer le coût réel de l’opération, plutôt que d’analyser les segments séparément.

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Comment organiser une plateforme de transbordement efficace ?

La performance d’une plateforme dépend autant de l’aménagement des flux que de la qualité des informations partagées. Son objectif est triple :

 

  1. limiter les croisements ;
  2. raccourcir les temps d’attente ;
  3. conserver une traçabilité continue jusqu’au prochain départ.

 

Pour ce faire, voici les bonnes pratiques à suivre !

Séparer clairement les flux entrants et sortants

Un sens de circulation lisible réduit les manœuvres et les risques de congestion. Les accès aux quais, les zones d’attente et les emplacements temporaires doivent être matérialisés. Les marchandises urgentes restent proches de leur point de réexpédition. Les produits incompatibles (matières dangereuses, denrées alimentaires ou chargements sensibles) doivent être isolés.

Affecter les quais et les ressources selon les départs

En termes de répartition des ressources et d’affectation des quais, l’ordre d’arrivée n’est pas le seul critère de priorité. Les correspondances critiques et les heures limites de chargement entrent complètement en ligne de mire pour l’attribution des créneaux. Équipes, chariots, grues ou portiques sont ensuite mobilisés selon le volume attendu et la nature des unités à manipuler.

Identifier chaque unité de manutention

Palette, colis ou conteneur doivent conserver un identifiant unique. Code-barres, étiquette RFID, numéro de palette, référence du conteneur et scellé permettent de suivre son parcours. Des scans effectués à la réception, au déchargement, en zone tampon et au rechargement évitent les ruptures de traçabilité.

Anticiper les obligations documentaires et douanières

Les documents doivent être contrôlés avant la manutention, qu’il s’agisse de titre de transport, de liste de colisage, de déclarations, d’autorisations ou de données de sûreté. Pour les marchandises entrant dans l’Union européenne ou y transitant, ICS2 impose la transmission anticipée d’informations via la déclaration sommaire d’entrée, pour l’analyse des risques douaniers.

Préparer les procédures de secours

Chaque site doit prévoir une réponse en cas de retard amont, de quai indisponible, d’unité non identifiée, de document manquant, d’avarie ou de correspondance manquée. Un circuit d’escalade clair permet alors de réaffecter les ressources, d’isoler la marchandise et d’avertir rapidement les acteurs concernés.

Quels risques surveiller lors d’un transbordement ?

Puisque chaque transfert de marchandise ajoute un point de vigilance, l’enjeu des transbordements consiste à repérer rapidement les écarts avant qu’ils ne provoquent retard, avarie ou litige. Pour ce faire, il est essentiel de répertorier et de surveiller les risques, afin d’agir le plus rapidement possible.

 

Le tableau suivant synthétise les risques d’une opération de transbordement et les mesures de prévention qui s’y imposent.

 

Risque

Cause fréquente

Mesure de prévention

Indicateur

Mauvaise orientation

Étiquette erronée ou donnée incomplète

Scan obligatoire à chaque étape

Taux d’erreur de destination

Avarie

Manutention inadaptée ou mauvais arrimage

Contrôle visuel, photos et réserves

Taux d’avarie

Correspondance manquée

Retard amont ou alerte tardive

ETA actualisée et seuils d’alerte

Taux de correspondances manquées

Congestion

Arrivées simultanées ou capacité insuffisante

Créneaux planifiés et suivi des quais

Temps moyen d’attente

Rupture de traçabilité

Mouvement non enregistré

Horodatage et scans automatiques

Taux de scans complets

Blocage douanier

Document absent ou incohérent

Vérification avant l’arrivée

Nombre de dossiers bloqués

 

La responsabilité en cas d’incident en transbordement n’incombe pas automatiquement à l’opérateur de la plateforme. Elle dépend notamment du contrat de transport, de l’Incoterm choisi dans le cas d’un transport international, du moment où le dommage est survenu, des obligations de chaque intervenant et des réserves formulées lors de la réception ou du transfert.

 

C’est pourquoi, une traçabilité précise reste indispensable pour établir les faits et traiter les réclamations.

Quels KPI suivre pour optimiser les opérations de transbordement ?

Pour fiabiliser et optimiser une opération de transbordement, il est fondamental de suivre à la fois la fluidité des opérations, la qualité de service et le coût complet de chaque passage. Les indicateurs de performance les plus utiles à cet effet sont les suivants :

 

  • le temps moyen passé sur la plateforme ;
  • l’attente avant déchargement ;
  • la durée entre déchargement et rechargement ;
  • le taux de correspondances manquées ;
  • le pourcentage de départs à l’heure et le coût complet de chaque passage ;
  • le taux d’unités scannées à chaque point de contrôle ;
  • le nombre d’erreurs d’orientation ;
  • le taux d’avarie ;
  • le coût de manutention par palette, tonne ou conteneur ;
  • le niveau d’utilisation des quais ;
  • l’OTIF jusqu’à la destination finale ;
  • l’écart entre l’ETA annoncée et l’heure d’arrivée réelle.

Attention ! Pris isolément, ces KPI donnent une vision incomplète des opérations. Il est important de les croiser par site, transporteur, mode de transport, destination et catégorie de marchandise. Cette segmentation permet de distinguer un problème de capacité d’un défaut de planification, d’identifier les prestataires les plus fiables et de repérer les flux qui génèrent le plus de retards, de surcoûts ou de litiges. Ce travaille, un TMS efficace le fait automatiquement !

 

Le TMS Shiptify vous offre un tableau de bord complet et adapté à votre activité, avec des calculs actualisés en temps réel !

Comment un TMS fiabilise-t-il le transbordement logistique ?

Sur un flux comportant plusieurs véhicules ou plusieurs étapes, chaque transfert non tracé devient un point de rupture potentiel qui peut générer des pertes financières et du retard, sans parler de l’insatisfaction du client... Un TMS offre la possiblité de conserver une continuité d’information, même lorsque l’expédition change de transporteur, de terminal ou de mode.

Reconstituer l’itinéraire multi-leg de bout en bout

Plutôt que de piloter chaque segment séparément, le TMS relie l’ordre de transport à l’ensemble du parcours. Les différents legs, véhicules, prestataires, terminaux et points de passage sont rattachés à une même expédition, jusqu’à la destination finale. Les équipes disposent ainsi d’une vision globale du trajet.

Horodater chaque étape du transfert

L’arrivée sur site, la mise à quai, le déchargement, le contrôle, le rechargement, puis le départ peuvent être enregistrés au fil de l’opération. En cas d’incident, l’heure, le lieu et le statut associé sont également conservés. Cet historique facilite l’analyse des retards et la gestion des responsabilités.

Anticiper les retards grâce aux ETA et aux alertes

Le tracking avec un TMS chargeur va bien au-delà de l’affichage des positions en temps réel (bien que cette fonctionnalité soit déjà révolutionnaire !). Une ETA actualisée peut être comparée à l’heure limite de passage, au prochain départ, à la capacité du terminal ou au rendez-vous de livraison. Dès qu’un écart menace la correspondance, une alerte permet de réorganiser le quai, de prévenir le transporteur suivant et ainsi d’ajuster le planning.

Partager une information commune

En utilisant un TMS collaboratif, les acteurs d’une opération de transbordement (transporteurs, transitaires, exploitants, entrepôts et clients internes) consultent les mêmes statuts au même moment. Les échanges gagnent alors en fiabilité et les opérations en proactivité, ce qui peut-être difficile avec la méthode classique (appels, relances et ressaisies).

Centraliser les documents et les litiges

Une opération de transbordement implique un nombre conséquent de documents dont la majorité est obligatoire (bill of lading, preuves de livraison, CMR, connaissements maritimes, AWB pour l’aérien, photos, réserves et documents douaniers, etc.) et qui doivent rester associés au dossier tout au long de l’acheminement. L’historique des échanges que permet un TMS partagé complète cette traçabilité et accélère le traitement des anomalies comme des réclamations.

Étude de cas : Somfy pilote les transferts multimodaux depuis une seule tour de contrôle

Présent dans plus de 50 pays, Somfy est un groupe international avec une supply chain complexe, plus de 40 sites et de très nombreux transporteurs. L’entreprise a implanté le TMS Shiptify et a réalisé un ROI en un temps record !

 

Témoignage client :

« Le ROI a été immédiat (moins d’un mois), sans investissement IT, uniquement avec du temps de mise en place. », Antoine Arthus, Directeur Transport Groupe - Somfy

 

Sur la plateforme Shiptify, plus de 450 utilisateurs liés à l’entreprise collaborent tous les jours. Chaque étape d’un flux de transbordement reste reliée au même dossier, même lorsque plusieurs modes, transporteurs ou terminaux se succèdent. Somfy et ses partenaires peuvent :

 

  • visualiser l’itinéraire complet jusqu’à la destination finale ;
  • déclarer chaque leg, passage à quai et changement de véhicule ;
  • repérer plus tôt les correspondances menacées grâce aux statuts, ETA et alertes ;
  • partager événements, documents et réserves avec les acteurs concernés ;
  • suivre les temps de passage, les coûts, les incidents et les litiges dans un dashboard commun ;
  • connecter le TMS à l’ERP ou au WMS, afin de réduire les ressaisies.

 

Chez Somfy, la réactivité des équipes Shiptify a notamment facilité un déploiement rapide et l’obtention de premiers gains opérationnels. Télécharger le cas client ici pour connaître tous les détails de cette implémentation.

 

Vous gérez plusieurs transporteurs, passages à quai ou changements de mode ? Centralisez vos opérations de transbordement et détectez plus tôt les points de rupture.

 

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Quelle différence entre transbordement et cross-docking ?

Le transbordement consiste à transférer des marchandises ou une unité de chargement d’un moyen de transport à un autre afin de poursuivre leur acheminement. Le cross-docking ajoute une logique de tri, de regroupement ou de réaffectation des produits, avec un passage très court entre le quai de réception et le quai d’expédition.

Le transbordement implique-t-il toujours un changement de mode ?

Qu’est-ce que le transbordement maritime de conteneurs ?

Combien de temps les marchandises peuvent-elles rester sur le terminal ?

Quels outils permettent de suivre une opération de transbordement ?

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