Un TMS chargeur est un logiciel de gestion du transport destiné aux entreprises qui organisent l'expédition de leurs marchandises sans être elles-mêmes transporteurs. Il permet de réunir dans un même environnement les besoins de transport, les consultations tarifaires, l'affectation des prestataires, le suivi des livraisons, les incidents, les coûts et les indicateurs de performance. Elles remplacent ainsi une partie des échanges dispersés entre e-mails, fichiers Excel et portails transporteurs par un pilotage structuré. Or, toutes les solutions TMS ne couvrent pas les mêmes usages ni le même niveau de complexité.
Ce guide vous aide à choisir un logiciel TMS chargeur adapté à vos flux en 2026 grâce à 9 critères objectifs. Mais avant de vous les dévoiler et pour que vous puissiez faire un choix en toute connaissance de cause, il vous explique d'abord :
- la différence entre les deux principaux types de TMS ;
- comment déterminer le moment où votre entreprise a besoin d'un TMS ;
- le fonctionnement de ce logiciel ;
- son rôle comparé aux autres outils supply chain ;
- et les bénéfices que vous devez en attendre.
C'est parti !
Faire la différence entre un TMS chargeur et un TMS transporteur : définition et rôles dans la supply chain
Un logiciel TMS (Transport Management System) sert à organiser, à exécuter et à piloter les opérations de transport. Dans sa version « chargeur », opposée à la version « transporteur », il répond aux besoins des entreprises (chargeurs) qui doivent expédier leurs marchandises en s'appuyant sur plusieurs transporteurs, modes et niveaux de service.
Exemples :
- Côté chargeur : Somfy, fabricant français de solutions pour l'habitat, organise l'expédition de ses produits en faisant appel à différents prestataires de transport. Il pilote ses opérations de transport via la tour de contrôle Shiptify.
- Côté transporteur : STEF, spécialiste français du transport et de la logistique sous température dirigée, utilise ses ressources et ses sous-traitants pour exécuter et optimiser les opérations que ses clients lui confient.
Concrètement, le TMS chargeur centralise les ordres de transport, les demandes de cotation, l'affectation des prestataires, le booking, le suivi des expéditions, les documents, les incidents et les coûts. Il permet ainsi de relier les données issues de l'ERP ou du WMS aux opérations réellement exécutées par les transporteurs, puis de consolider les informations utiles au pilotage de la performance.
À qui s'adresse un TMS chargeur ?
Une solution TMS concerne principalement les industriels, distributeurs, retailers, e-commerçants ainsi que les 3PL qui pilotent des flux pour le compte de chargeurs.
Le point commun entre ces organisations tient à leur modèle. Celui-ci consiste à acheter des prestations de transport pour acheminer leurs produits, mais leur activité principale n'est pas de vendre du transport. L'enjeu est donc :
- de sélectionner les bons partenaires ;
- de maîtriser les coûts logistiques ;
- de respecter les engagements de livraison et de qualité de service ;
- de conserver une visibilité homogène sur l'ensemble des flux.
Sur le plan réglementaire, le chargeur reste par ailleurs soumis à des obligations précises en matière de chargement, d'arrimage et de documents de transport, encadrées par le Code des transports. Un TMS chargeur aide à sécuriser ces obligations en centralisant les documents et les preuves associées.
Quelle est la différence entre un TMS chargeur et un TMS transporteur ?
Si ces deux solutions gèrent le transport, elles répondent à des objectifs métiers différents. Le tableau suivant synthétise les différences entre un TMS chargeur et un TMS transporteur.
Ce qui distingue principalement le TMS chargeur de la version transporteur, c'est le fait qu'il adopte avant tout le point de vue de l'acheteur et du donneur d'ordre en transport.
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Critère |
TMS chargeur |
TMS transporteur |
|
Utilisateur |
Industriel, distributeur, retailer… |
Transporteur |
|
Objectif |
Acheter et piloter le transport |
Exécuter et rentabiliser le transport |
|
Transporteurs |
Sélection et mise en concurrence (plus rarement : petite flotte propre en plus des prestataires) |
Flotte propre et sous-traitants |
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Fonctionnalités importantes |
Cotation, booking, tracking, contrôle des coûts |
Planning chauffeurs, flotte, tournées, facturation |
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KPI suivis |
Coût, ponctualité, qualité transporteur |
Marge, kilomètres, utilisation de la flotte |
Savoir à partir de quand une entreprise a besoin d'un TMS chargeur
Pour savoir si votre entreprise a besoin d'un logiciel de gestion de transport, vous pouvez utiliser le quiz gratuit de Shiptify « Est-ce qu'un TMS est fait pour vous ? ». Il vous aidera aussi à identifier les processus qui gagneraient en priorité à être structurés.
En effet, il n'existe pas de seuil universel à partir duquel le déploiement d'un TMS chargeur devient obligatoire. Il est en effet possible de gérer plusieurs centaines d'expéditions avec des outils simples si ses flux sont homogènes, alors qu'une organisation moins volumineuse peut rapidement atteindre ses limites lorsqu'elle multiplie les sites, les transporteurs ou les modes de transport. Quelle est votre situation ?
Mais n'y allez pas non plus avec le doigt mouillé ! Pour savoir s'il est temps pour vous d'avoir un TMS pour mener vos opérations de livraisons et/ou d'enlèvements, surveillez les signaux ci-dessous. Ils montrent que les méthodes en place commencent à freiner les opérations :
- Les demandes de transport sont dispersées entre e-mails, appels, fichiers Excel et portails de transporteurs. Retrouver une information ou reconstituer l'historique d'une expédition prend alors inutilement trop de temps.
- Plusieurs transporteurs ou modes doivent être coordonnés et chaque prestataire fonctionne avec ses propres outils, statuts ou documents.
- Comparer les cotations devient difficile faute d'un format commun pour rapprocher tarifs, surcharges, délais et conditions de service.
- La visibilité sur les expéditions reste fragmentée. Pour connaître l'état réel des transports, les équipes doivent consulter différentes sources ou solliciter directement les prestataires par mail ou par téléphone.
- Les mêmes données sont ressaisies plusieurs fois entre l'ERP, le WMS, les tableaux internes et les systèmes des transporteurs, ce qui multiplie les risques d'erreur.
- Le contrôle des factures transport repose encore largement sur des vérifications manuelles, notamment pour identifier les écarts avec les tarifs négociés.
- Produire des KPI fiables requiert plusieurs heures ou plusieurs jours, car les données doivent être collectées, nettoyées puis rapprochées.
- L'activité se développe avec davantage de sites, de pays, de clients ou d'expéditions, sans que les processus transport aient été conçus pour absorber cette nouvelle complexité.
Conclusion : le bon indicateur n'est donc pas seulement le nombre d'expéditions réalisées chaque mois. Le besoin d'un TMS apparaît surtout lorsque quatre facteurs se cumulent :
- le volume des flux ;
- la complexité opérationnelle ;
- le nombre d'intervenants ;
- le niveau de contrôle attendu.
Comprendre le fonctionnement d'un TMS chargeur
Le fonctionnement d'un TMS chargeur se calque sur le parcours d'une expédition pour accompagner le responsable transport étape par étape :
- Création ou importation du besoin de transport : le processus débute avec les marchandises à expédier. Les ordres peuvent être saisis directement dans le TMS ou provenir d'un ERP, d'un WMS ou d'un autre outil métier. Le système récupère alors les informations utiles (adresses, dates, poids, volumes, unités de manutention, contraintes horaires, type de marchandise ou niveau de service attendu). Cette centralisation limite les ressaisies et constitue une base commune pour la suite des opérations.
- Consolidation des ordres de transport : puisqu'il n'est pas toujours nécessaire que tous les besoins donnent lieu à un transport distinct, le TMS aide les équipes à rapprocher plusieurs commandes selon leurs dates de départ ou de livraison, destinations, leurs volumes, poids ou contraintes opérationnelles. Cette logique facilite le groupage et l'application du plan de transport tout en réduisant le recours à des véhicules insuffisamment remplis, ce qui limite aussi les émissions de CO2 liées aux trajets à vide, un enjeu suivi de près par l'ADEME.
- Consultation des transporteurs : une fois le besoin défini, le chargeur doit identifier la solution disponible. Selon l'organisation, le TMS peut exploiter des grilles tarifaires négociées, lancer une demande de cotation automatique auprès de plusieurs partenaires ou gérer des consultations plus structurées. Les échanges ne sont alors plus dispersés entre différents e-mails, fichiers et appels téléphoniques, ce qui constitue un énorme gain de temps, n'est-ce pas ?
- Comparaison des offres et affectation du transport : en plus du prix, le TMS compare plusieurs critères de choix, comme le délai, le niveau de service, la couverture géographique, la capacité disponible, les contraintes marchandises et des performances passées du transporteur. Il applique ainsi les règles d'affectation définies préalablement par le chargeur (vous).
- Planification du transport puis transmission de l'ordre de transport : après sélection du prestataire, la réservation peut être confirmée et l'ordre transmis avec les informations nécessaires à son exécution. Selon les flux, cela inclut les références de commande, consignes de chargement, horaires, adresses, caractéristiques des marchandises ou documents associés. Les différentes parties travaillent ainsi à partir de données cohérentes.
- Suivi de l'expédition et traitement des exceptions : pendant l'exécution, le TMS centralise les statuts de transport, les preuves de livraison (POD), les retards, les incidents, les réserves et les litiges. L'objectif est de détecter suffisamment tôt les écarts susceptibles d'affecter un site, un client ou une livraison suivante, puis de réagir rapidement en conséquence.
- Contrôle des coûts et préparation de la facturation : une fois le transport réalisé, les tarifs prévus peuvent être rapprochés des montants réellement facturés. Cette étape vise à repérer les écarts liés, par exemple, aux surcharges, attentes, kilomètres supplémentaires ou prestations additionnelles. Selon les solutions, le TMS est également capable d'alimenter un processus de préfacturation, afin de fiabiliser le contrôle avant validation.
- Analyse de la performance et ajustement du plan de transport : les données accumulées deviennent finalement une base de pilotage. Coût par expédition, transporteur ou destination, ponctualité, taux de litiges, qualité de service ou respect des contrats permettent d'identifier les dérives et les opportunités d'amélioration. Le responsable transport peut ensuite renégocier certains accords, rééquilibrer ses volumes ou revoir ses règles d'affectation.
Le TMS chargeur crée ainsi une continuité entre achat transport, exécution, contrôle et amélioration continue. Sans lui, ces étapes restent souvent réparties entre plusieurs outils et équipes.
« Nous avons gagné en visibilité, en fiabilité et en capacité d'analyse, tout en accompagnant la montée en charge de ManoMano »
Julien Morel
Head of Transport & Delivery Performance
Client de Shiptify.
En savoir plus sur ce témoignage
Connaître le rôle de chaque outil supply chain : TMS, ERP, WMS, tracking, planning
L'ERP (Enterprise Resource Planning) gère les commandes et la gestion globale de l'entreprise, le WMS (Warehouse Management System) pilote les opérations d'entrepôt (stock, préparation), et le TMS s'occupe du transport. L'enjeu pour une entreprise est de les faire communiquer entre eux pour assurer une circulation fluide des données de la commande jusqu'à la livraison, au service d'une gestion de la chaîne logistique cohérente, et dans le but de tirer le meilleur parti des avantages de chaque outil.
Pour en savoir plus, découvrez notre article dédié au WMS et celui dédié à ses différences avec l'ERP.
En logistique, il existe de nombreux outils spécialisés conçus pour répondre aux besoins variés des entreprises. Le tableau suivant fait un rapide tour d'horizon des solutions les plus utilisées.
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Outil |
Question à laquelle il répond |
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ERP |
Que doit produire, acheter, vendre ou expédier l'entreprise ? |
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WMS |
Où se trouve la marchandise et comment doit-elle être préparée ? |
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TMS |
Comment acheter, organiser, suivre et contrôler le transport ? |
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RTTV / outil de visibilité |
Où se trouve le transport et quelle est son heure d'arrivée estimée ? |
|
Dock scheduling / YMS |
Quand le véhicule doit-il arriver et à quel quai doit-il être orienté ? |
La différence entre WMS et TMS tient donc principalement à leur périmètre. Le WMS pilote les opérations à l'intérieur de l'entrepôt (réception, stockage, préparation, inventaire ou mise à disposition des marchandises). Le TMS prend le relais dès qu'il faut organiser leur acheminement entre plusieurs sites, clients ou partenaires.
Dans une architecture intégrée, le parcours de la donnée passe de l'ERP au WMS, puis au TMS qui la transmet au transporteur. Grâce au tracking, les statuts, les informations financières et les KPI sont compilés, actualisés en temps réel et visibles sur le tableau de bord.
Concrètement : l'ERP transmet une commande à expédier. Une fois les produits préparés par le WMS, le TMS récupère les caractéristiques nécessaires au transport, consulte ou affecte un prestataire puis transmet l'ordre correspondant. Les statuts d'exécution et données de tracking reviennent ensuite vers le TMS. Ils peuvent être enrichis par une solution de Real-Time Transportation Visibility (RTTV). Un outil de gestion des rendez-vous ou un YMS coordonne ensuite l'arrivée physique du véhicule sur le site.
Mais pourquoi devez vous savoir tout cela ? En fait, cette complémentarité explique pourquoi les projets TMS doivent intégrer très tôt la question de l'interopérabilité. Cela se fait grâce aux API et EDI qui synchronisent les outils, limitent les ressaisies et conservent une donnée cohérente du système de gestion jusqu'au transport réellement exécuté. Ce critère est essentiel dans le choix de votre TMS.
Définir les bénéfices attendus d'un TMS chargeur
La mise en place d'un TMS chargeur offre des gains mesurables sur les coûts, la productivité et la qualité de service. Toutefois, leur ampleur dépend du point de départ de l'entreprise, de ses volumes, de la complexité de ses flux et des fonctionnalités effectivement déployées.
Les études de cas clients de Shiptify nous permettent d'observer les résultats suivants peu après l'implantation du TMS :
- Une meilleure maîtrise des dépenses et des écarts de facturation : chez Horus Pharma, un meilleur contrôle des factures transport a permis d'éviter 2 à 4 % de coûts. Ici, le TMS facilite notamment la comparaison des cotations, le suivi des budgets et le rapprochement entre les conditions prévues et les montants facturés.
- Une réduction des ressources mobilisées par la gestion quotidienne : Révillon Chocolatier indique dans son témoignage avoir réduit de 25 % les ressources nécessaires pour gérer le transport, en pilotant jusqu'à 800 camions sur six semaines lors de ses pics saisonniers. La centralisation des bookings, des échanges et du planning limite notamment les opérations manuelles.
- La centralisation des flux et la visibilité en temps réel : Horus Pharma a regroupé 100 % de ses flux transport dans un même outil. Chez ManoMano, la visibilité sur les plannings de réception et d'enlèvement est à 100 %, avec une réduction des échanges manuels avec les prestataires.
- Le déploiement d'un pilotage à grande échelle sans multiplier les outils : Somfy utilise aujourd'hui Shiptify sur 40 sites dans 23 pays, avec plus de 450 utilisateurs collaborant quotidiennement sur la plateforme. Le groupe fait état d'un retour sur investissement obtenu en moins d'un mois après le déploiement initial.
Il est d'ailleurs important de préciser que le ROI doit être suivi avec les indicateurs propres à chaque entreprise. Il peut alors s'agir du coût par expédition, du temps consacré au traitement d'un ordre, du taux de ponctualité, des écarts de facturation, du volume traité par collaborateur, du nombre de litiges et de leur vitesse de résolution ou encore de la qualité de service par transporteur. L'enjeu est de comparer ces KPI avant et après le déploiement, si vous voulez réellement objectiver les gains obtenus.
Comment choisir son TMS chargeur en 2026 ? Les 9 critères
Après avoir posé les bases, nous voici au moment de choisir votre solution ! Le meilleur TMS chargeur pour votre entreprise doit avant tout couvrir les flux que génère réellement l'activité, s'intégrer à son système d'information et rester suffisamment simple pour que les équipes l'adoptent rapidement dans leur quotidien.
Important : avant de comparer les éditeurs, formalisez donc vos processus (plan de transport, fréquence, zones géographiques, etc.), vos contraintes et les résultats attendus. Une fois chose faite, sélectionnez 3 à 5 TMS sur le marché, puis examinez les critères ci-dessous pour chacun.
Voici les neuf critères à examiner en priorité.
1. La couverture réelle des flux transport
Commencez par confronter le périmètre fonctionnel du TMS à votre plan de transport. La solution gère-t-elle l'affrètement, la messagerie, l'express et, si nécessaire, le maritime, l'aérien ou le ferroviaire ? Peut-elle suivre un transport international impliquant plusieurs étapes et prestataires ?
Attention ! Une couverture théorique ne suffit pas. Demandez à l'éditeur comment le logiciel traite concrètement vos principaux scénarios, y compris les flux moins fréquents mais critiques.
2. Les fonctions d'achat et de gestion multi-transporteurs
Un TMS chargeur doit faciliter le choix du prestataire, et pas seulement enregistrer un transport une fois celui-ci attribué. Vérifiez notamment la possibilité d'intégrer les tarifs contractuels, de lancer des demandes de cotation, de comparer les réponses ou encore d'appliquer des règles d'affectation.
En bonus et pour des achats plus structurés, la capacité à organiser des appels d'offres et à exploiter l'historique des performances est un atout non négligeable qui peut vous faire économiser de précieuses heures et quelques centaines d'euros. Alors, profitez-en !
3. La qualité du tracking et de la gestion des incidents
Le suivi doit permettre aux équipes de détecter les écarts, en plus de consulter un statut. Regardez comment sont remontés les ETA (heures d'arrivée estimées), les retards, les POD, les documents, les réserves et les incidents.
Une bonne solution TMS doit également faciliter le traitement des exceptions. Ainsi, posez-vous les questions suivantes pour bien choisir :
- Qui reçoit l'alerte et à quel moment ?
- Est-il possible d'identifier rapidement les transports concernés ?
- L'information peut-elle être partagée avec un site, un client, un transporteur ou un autre service ?
4. La gestion des coûts et le contrôle facture
Le périmètre financier est déterminant pour mesurer le ROI. Le TMS sait-il recalculer le coût attendu à partir des accords négociés ? Gère-t-il les suppléments carburant, attentes, péages ou prestations additionnelles ? Des fonctionnalités de préfacturation et de rapprochement sont importantes pour détecter plus facilement les écarts entre le tarif prévu et le montant réclamé par le transporteur.
5. L'intégration avec le système d'information existant
N'optez surtout pas pour un TMS isolé (sauf si vous voulez obliger vos équipes à ressaisir les mêmes données plusieurs fois et donc multiplier le risque d'erreur en plus du temps perdu !). Il faut donc vérifier les capacités de connexion de la solution avec l'ERP, le WMS, les outils de visibilité RTTV, les solutions de gestion des quais ou tout autre logiciel métier, mais aussi avec les portails transporteurs.
Évaluez les API et EDI à partir de cas précis. Vous devez ainsi déterminer quelles données peuvent circuler, dans quel sens, à quelle fréquence et avec quel effort d'intégration.
6. La capacité à absorber la complexité de l'activité
Vous en conviendrez, un processus adapté à un entrepôt et 10 transporteurs ne convient pas nécessairement à un grand groupe industriel multi-pays. Analysez la gestion du multi-sites, multi-pays, multi-entités, multi-devises ou multi-legs, selon votre activité. Demandez une démo adaptée à votre réalité pour tester réellement les bénéfices de la solution.
Pensez également à demain. En effet, une acquisition, l'ouverture d'un entrepôt ou l'ajout d'un nouveau mode ne devrait pas vous imposer de reconstruire tout le dispositif ou de changer de TMS.
7. La simplicité d'utilisation pour les équipes et les transporteurs
La pertinence fonctionnelle n'a de valeur que si le logiciel est réellement adopté par ses utilisateurs. Pendant les tests, faites participer les exploitants de transport et, si possible, quelques partenaires. Observez le nombre de clics nécessaires pour une manipulation, la lisibilité du planning, la facilité de déclaration d'un incident, l'accès transporteur et le processus d'onboarding. Une interface complexe peut recréer en dehors du TMS les e-mails et fichiers que le projet avait vocation à supprimer.
8. Le TCO, le déploiement et le ROI
Le prix d'un logiciel TMS chargeur varie fortement selon le nombre d'utilisateurs, le volume d'expéditions et les modules retenus (cotation, tracking, préfacturation) : il ne peut donc pas se résumer à un tarif unique et doit toujours être comparé au coût total de possession (TCO), qui inclut l'abonnement, mais aussi le paramétrage, les interfaces, la reprise de données, la formation et les éventuelles ressources internes mobilisées pendant le projet. Mettez ces dépenses en regard des gains recherchés (baisse des coûts transport, temps administratif économisé, meilleure consolidation, réduction des erreurs, fiabilisation du contrôle facture, etc.).
Formule pour calculer le retour sur investissement d'un TMS :
ROI TMS = économies transport + temps administratif valorisé + erreurs/litiges évités + gains de contrôle – TCO
9. La sécurité, la gouvernance et l'évolutivité
Examinez la gestion des accès, l'hébergement, la protection des données, la continuité de service et les mécanismes de sauvegarde. La gouvernance compte également. Quelles équipes peuvent modifier les tarifs ? Qui a le droit de créer un transporteur ou d'accéder aux données financières ?
Enfin, interrogez l'éditeur sur sa roadmap, ses mises à jour et sa capacité à accompagner l'évolution de vos processus.
Dernier conseil pour bien choisir votre TMS : veillez à ce que la démonstration reproduise vos vrais flux
Pour départager plusieurs TMS, évitez les démonstrations entièrement scénarisées par les éditeurs. Préparez plutôt un cas issu de votre quotidien et demandez à chacun de l'exécuter dans son outil :
- créer ou importer une commande ;
- consulter trois transporteurs ;
- comparer puis affecter le transport ;
- déclencher et suivre l'expédition ;
- simuler un retard ou un incident ;
- récupérer la preuve de livraison ;
- rapprocher le tarif attendu de la facture.
Vous pourrez ainsi comparer les solutions sur un même processus métier, repérer les étapes qui nécessitent des contournements et évaluer beaucoup plus concrètement leur adéquation avec votre organisation.
Les erreurs à éviter lors du choix d'un TMS
Un projet TMS peut répondre parfaitement au cahier des charges sur le papier et pourtant vous décevoir une fois déployé. Les difficultés viennent souvent moins du logiciel lui-même que de critères de sélection mal hiérarchisés. Pour éviter que cela ne vous arrive, nous vous exposons les cinq erreurs les plus fréquentes :
- Choisir une accumulation de fonctionnalités plutôt qu'une réponse aux processus métier : partez plutôt de scénarios réels (consulter un transporteur, consolider des commandes, traiter un retard, contrôler une surcharge ou analyser la ponctualité) où chaque fonctionnalité retenue doit résoudre un besoin identifié.
- Sous-estimer les intégrations avec le système d'information, car un TMS performant mais mal connecté à l'ERP, au WMS ou aux transporteurs peut recréer des ressaisies et des fichiers intermédiaires. Les flux de données, API, EDI et responsabilités techniques doivent donc être étudiés avant la décision.
- Tester uniquement les transports qui se déroulent normalement : une démonstration idéale dit peu de choses sur la capacité du logiciel à gérer le quotidien. Demandez à simuler un retard, une modification de commande, un refus transporteur, un document manquant ou un écart de facturation.
- Oublier l'expérience des transporteurs, car l'efficacité du TMS dépend aussi de leur participation. Si accepter un ordre, renseigner un statut ou déposer une preuve de livraison devient trop contraignant, l'adoption risque de diminuer et les échanges parallèles de réapparaître.
- Comparer seulement le prix de l'abonnement : le véritable indicateur est le coût total de possession (TCO) (licence, paramétrage, interfaces, migration, formation, maintenance et ressources internes mobilisées).
Saviez-vous que le TMS Shiptify est pensé spécialement pour les chargeurs ?
Le TMS Shiptify accompagne le chargeur sur l'ensemble du parcours d'une expédition, et même au-delà, c'est-à-dire depuis l'expression du besoin jusqu'à l'analyse de la performance et l'optimisation des futurs opérations. Sans multiplier les portails et fichiers de suivi, l'outil centralise tous les types de transport (affrètement, messagerie, express, flux multimodaux et/ou internationaux…) dans une seule tour de contrôle.
Lorsqu'un transport doit être organisé, les équipes peuvent consulter plusieurs partenaires, comparer leurs offres, sélectionner le prestataire puis effectuer le booking. Les données restent ensuite accessibles aux collaborateurs et transporteurs concernés. Le TMS regroupe le tracking, les ETA, les documents et incidents pour faciliter le traitement des exceptions plutôt que de les découvrir après coup.
Shiptify s'intègre également à votre écosystème existant (ERP, WMS, solutions RTTV, outils de gestion des quais et transporteurs), afin de limiter les ressaisies. Le pilotage peut se prolonger jusqu'aux rendez-vous quai, au contrôle des coûts et à la facturation, avant de consolider les KPI dans des tableaux de bord.
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Qu'est-ce qu'un TMS en logistique ?
Un TMS (Transport Management System) est un logiciel qui organise, exécute et pilote les opérations de transport d'une entreprise. Il existe deux grandes familles : le TMS chargeur, utilisé par les entreprises qui achètent du transport pour expédier leurs marchandises, et le TMS transporteur, utilisé par les prestataires qui exécutent ce transport avec leur flotte ou leurs sous-traitants.
Quel est le prix d'un logiciel TMS chargeur ?
Le prix d'un TMS chargeur dépend du nombre d'utilisateurs, du volume d'expéditions et des modules retenus (cotation, tracking, préfacturation). Il ne peut donc pas se résumer à un tarif unique : il doit être comparé au coût total de possession (TCO), qui inclut aussi le paramétrage, les interfaces, la formation et les ressources internes mobilisées pendant le déploiement.
À partir de quand une entreprise a-t-elle besoin d'un TMS chargeur ?
Il n'existe pas de seuil universel en nombre d'expéditions. Le besoin apparaît surtout lorsque plusieurs facteurs se cumulent : volume croissant de flux, multiplication des transporteurs ou des modes de transport, difficulté à comparer les cotations, ressaisies manuelles entre outils, ou temps excessif pour produire des indicateurs fiables.
Quelle est la différence entre un TMS chargeur et un TMS transporteur ?
Le TMS chargeur adopte le point de vue de l'acheteur de transport : il aide à comparer les transporteurs, affecter les commandes et contrôler les coûts. Le TMS transporteur, lui, sert à planifier les tournées, gérer la flotte et facturer les prestations exécutées. Le tableau comparatif plus haut dans cet article détaille les différences critère par critère.
Quelles sont les obligations d'un chargeur dans le transport routier ?
Le chargeur reste soumis à des obligations précises encadrées par le Code des transports, notamment en matière de chargement, d'arrimage et de documents de transport. Un TMS chargeur aide à sécuriser ces obligations en centralisant les documents et les preuves associées à chaque expédition.
Écrit par Djihène Fenzar
Publié le 22 juil. 2023 (Mis à jour le 24 août 2026)
Temps de lecture : 15 min


