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Automatisation logistique : définition, enjeux, technologies et bénéfices pour 2026

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ChatGPT Gemini Claude Perplexity
Automatisation logistique

Le marché de l’automatisation des entrepôts logistiques va exploser, avec une valeur estimée à 30,6 milliards de dollars d’ici 2027*. Déjà, 70 % des entrepôts adoptent des technologies automatisées*, et les résultats parlent d’eux-mêmes : les erreurs d’inventaire  passent de 10 ou 15 % à moins de 1 %, tandis que la productivité par opérateur quadruple, passant de 50 à 200 lignes préparées par heure. Face à la pénurie de main-d’œuvre et à la hausse des coûts, l’automatisation n’est plus un choix, mais un levier stratégique pour sécuriser les flux, réduire les coûts et absorber les pics d’activité.

 

Dans cet article, Shiptify détaille comment transformer vos opérations logistiques et maximiser le retour sur investissement grâce à des processus et technologies adaptés.

 

*Source : https://zipdo.co/warehouse-statistics/

Qu’est‑ce que l’automatisation logistique ? La définition complète

L’automatisation logistique désigne l’ensemble des méthodes et technologies qui permettent d’exécuter, de piloter ou d’optimiser des opérations logistiques avec un minimum d’intervention humaine. Elle s’appuie sur des systèmes informatiques, des équipements automatisés et des règles de décision pour fluidifier les mouvements de marchandises, d’informations et de transport.

 

Concrètement, automatiser une chaîne d’approvisionnement consiste à confier à des outils techniques des tâches répétitives, chronophages ou sources d’erreurs comme la réception, le stockage, la préparation de commandes, la planification des transports, la gestion des quais ou le suivi des expéditions.

Automatisation logistique et digitalisation : quelle est la différence ?

Ces deux notions sont souvent confondues, alors qu’elles ne recouvrent pas le même périmètre :

 

  • La digitalisation logistique correspond à la dématérialisation et à la centralisation des données. Elle remplace les supports manuels par des outils numériques : logiciels, tableaux de bord, interfaces collaboratives.
  • L’automatisation logistique, elle, va plus loin. Elle ne se limite pas à rendre les processus visibles ou mesurables : elle agit directement sur leur exécution. Les décisions, les actions ou les déclenchements sont pris en charge par des systèmes capables d’opérer en temps réel.

Autrement dit, la digitalisation rend la logistique pilotable, tandis que l’automatisation la rend exécutable et scalable.

 

Dans la pratique, l’automatisation repose toujours sur une base digitale solide. Sans données fiables et interopérables, il est impossible d’automatiser les processus logistiques efficacement.

Automatisation VS robotisation : à ne pas confondre

La robotisation logistique fait partie de l’automatisation, mais elle n’en représente qu’un volet :

 

  • La robotisation concerne l’utilisation de machines physiques capables de déplacer, trier ou manipuler des marchandises, à l’instar des convoyeurs, des systèmes de stockage automatisés, des bras robotisés et des robots mobiles autonomes (AMR, AGV).
  • L’automatisation logistique, en revanche, englobe un champ beaucoup plus large. Elle inclut : les logiciels de pilotage (WMS, TMS, ERP), les règles de décision automatisées, la synchronisation entre l’entrepôt, le transport, les systèmes d’information et, le cas échéant, les robots.

 

Il est donc possible d’automatiser une chaîne logistique sans robotiser un entrepôt. À l’inverse, déployer des robots sans automatiser les processus amont et aval limite fortement les gains attendus.

Pourquoi automatiser sa chaîne logistique ? 5 bénéfices incontestables

L’objectif de l’automatisation logistique n’est pas de supprimer l’humain, mais de lui permettre de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée, comme le pilotage, l’analyse ou l’amélioration continue des processus.

1. Amélioration de la productivité

C’est l’un des impacts les plus tangibles de l’automatisation. En quelques semaines, il est possible d’observer une augmentation significative de la productivité opérationnelle. En effet, les systèmes automatisés (robots mobiles, logiciels de pilotage, convoyeurs intelligents) traitent des volumes plus importants sans fatigue ni interruption.

 

En moyenne, les entrepôts automatisés gagnent plus de 40 % en productivité, notamment grâce à une capacité de travail 24 h/24 et 7 j/7 et à une réduction des tâches manuelles répétitives.

 

En termes de ROI (retour sur investissement) une entreprise qui automatise ses opérations peut souvent doubler sa capacité de traitement des commandes par opérateur, ce qui se traduit par une augmentation des volumes gérés sans proportionnelle hausse des coûts salariaux.

2. Réduction des erreurs et meilleure qualité de service

Les erreurs humaines, telles que les mauvaises saisies ou les expéditions non-conformes, pèsent lourd dans les coûts logistiques. L’automatisation corrige ce point critique en fournissant des opérations standardisées et tracées.

 

Les systèmes automatisés atteignent des niveaux de précision très élevés : des entrepôts automatisés affichent une exactitude des commandes supérieure à 99,9 %, réduisant ainsi les retours, les réclamations et le surcoût associé aux erreurs.

 

Ainsi, chaque point de pourcentage gagné en précision réduit directement les coûts liés aux retours et aux dédommagements, souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros par an pour une structure moyenne.

3. Optimisation des coûts opérationnels

L’automatisation logistique change la structure des coûts en diminuant la part des dépenses liées à la main-d’œuvre, aux erreurs et aux stocks immobilisés.

 

Nombreux sont les gains moyens observés :

 

  • jusqu'à 20 % de réduction des coûts de main-d’œuvre, selon les technologies mises en œuvre (certaines sources vont jusqu’à 70 % de réduction) ;
  • jusqu’à 30 % de baisse des coûts liés à l’inventaire, grâce à des prévisions plus fines et à une meilleure rotation des stocks ;
  • une réduction des coûts de transport atteignant 10 à 15 % via une optimisation automatisée des plans de tournées grâce à l’IA.

 

La majorité des projets d’automatisation observés atteignent un retour sur investissement dans les 2 à 3 ans, voire moins si la technologie est bien intégrée aux processus existants.

4. Conditions de travail et attractivité du personnel

L’automatisation ne rime pas avec suppression d’emplois : elle élimine les tâches pénibles et dangereuses, permettant aux équipes de se concentrer sur des missions plus qualifiées. Elle offre :

 

  • une diminution du risque d’accidents liés à la manutention lourde ;
  • un allègement de la charge physique et mentale des opérateurs ;
  • la possibilité de requalifier les collaborateurs vers l’analyse de données, la supervision ou l’optimisation de flux.

 

Les environnements automatisés s’avèrent alors plus attractifs pour les candidats, notamment les profils techniques ou digitaux, car ils offrent des missions qui tirent parti de compétences avancées.

 

Ainsi, il est possible de faire face à la pénurie de talents qui caractérise le marché de l’emploi logistique depuis quelques années en France.

 

L’amélioration de l’ergonomie et de la sécurité conduit à une baisse du turnover, ce qui réduit les coûts de recrutement et de formation qui, dans la logistique, peuvent représenter plusieurs milliers d’euros par poste remplacé.

5. Flexibilité et capacité à absorber les pics

Un système automatisé s’adapte rapidement aux variations de charge sans dégrader les performances, grâce à :

 

  • l’ajustement automatique des mouvements de stocks et de transport selon la demande, sans surcharge humaine ;
  • la capacité à augmenter les volumes traités jusqu’à +50 % pendant les périodes de pointe ;
  • la possibilité de gérer des variations saisonnières ou promotionnelles sans rupture de service.

 

L’augmentation de capacité pendant les pics d’activité se traduit directement par une croissance du chiffre d’affaires sans coûts marginaux élevés, ce qui améliore la marge lors des périodes à forte demande, via des économies d’échelle.

Quels sont les processus et fonctions logistiques automatisables ?

L’automatisation peut être partielle ou globale. Elle peut intervenir à chaque étape clé de la chaîne, de l’arrivée des marchandises jusqu’à la gestion des retours.

 

Le conseil Shiptify : tous les processus ne doivent pas être automatisés au même niveau et en même temps. La performance vient d’un équilibre entre automatisation logicielle, équipements automatisés et pilotage humain, en fonction des flux réels et des objectifs business spécifiques à l’entreprise.

Réception et contrôle des flux entrants

La réception de marchandises constitue souvent un point de friction : forte dépendance au manuel, erreurs de saisie, temps d’attente au quai. Elle est pourtant largement automatisable en actionnant ces principaux leviers :

 

  • prise de rendez-vous quai automatisée, avec une affectation dynamique des créneaux transporteurs ;
  • lecture automatique des identifiants à l’arrivée via des codes-barres, ou grâce à la technologie RFID (Radiofréquence identification) ;
  • contrôles quantitatifs et qualitatifs assistés par vision IA (Intelligence artificielle) ou basés sur des règles automatisées ;
  • enregistrement automatique dans le WMS / TMS, sans ressaisie manuelle.

 

Ainsi, sont obtenus les résultats suivants : moins d’attente, traçabilité immédiate, fiabilisation des stocks dès l’entrée en entrepôt.

Mise en stock automatisée

Une fois la marchandise réceptionnée, la mise en stock peut être optimisée grâce à des règles automatisées basées sur les mouvements réels. Voici ce qui peut être automatisé :

 

  • l’affectation automatique des emplacements selon la rotation, le poids ou le volume ;
  • le stockage dynamique, avec recalcul des zones en fonction de la demande ;
  • les systèmes de convoyage ou de stockage automatisé (AS/RS) pour les volumes importants ;
  • les déplacements internes optimisés, de quoi réunir les trajets inutiles.

 

Ici, l’objectif est de maximiser l’utilisation de l’espace, de limiter les manipulations et d’accélérer l’accès aux colis.

Préparation de commandes automatisée

La préparation de commandes, ou picking, est l’activité la plus coûteuse et la plus critique en entrepôt. C’est aussi l’une des plus automatisées aujourd’hui avec diverses technologies.

Par picking automatique

Le picking automatique repose sur des systèmes capables de préparer des commandes sans intervention humaine directe. Il s’agit par exemple de :

 

  • Pick-to-light : système de préparation de commandes où des voyants lumineux indiquent à l’opérateur l’emplacement exact et la quantité à prélever, afin d’accélérer la préparation de commande et de réduire les erreurs.
  • Put-to-light : système d’affectation inverse du picking, où des voyants guident l’opérateur pour déposer les articles dans la bonne commande ou le bon bac, notamment en phase de tri ou de consolidation.
  • Systèmes goods-to-person, où les colis sont amenés à l’opérateur.
  • Mini-loads et trieurs automatisés pour les petits colis.

 

Ces technologies offrent une cadence élevée, réduisent fortement les erreurs et favorisent la standardisation des opérations.

Par AMR et AGV

Les robots mobiles autonomes (AMR) et les véhicules guidés automatisés (AGV) assistent ou remplacent les déplacements humains pour des usages courants :

 

  • acheminement des bacs ou des palettes vers les zones de picking ;
  • réapprovisionnement automatisé des postes ;
  • déplacements inter-zones sans rupture.

 

Leur avantage principal est la flexibilité. Ces solutions s’adaptent facilement aux évolutions de volumes et aux configurations d’entrepôt.

 

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Emballage et palettisation

L’emballage et la palettisation sont des tâches répétitives, pénibles et fortement standardisables. Parmi les automatisations possibles dans ce processus logistique, il y a :

 

  • les machines d’emballage automatique adaptées au format réel du colis ;
  • la pesée et le contrôle dimensionnel automatisés ;
  • la palettisation robotisée, avec schémas optimisés selon la charge et le transport ;
  • le filmage automatique qui garantit une stabilité quasi parfaite et la conformité avec les normes d’emballage identifiées par l’entreprise.

 

Les gains sont immédiats sur la vitesse, la qualité d’emballage et la réduction des consommables, ce qui génère des économies en termes de dépenses.

Chargement et déchargement automatisés

Les quais sont des zones critiques en termes de sécurité et de fluidité. Il est possible d’améliorer considérablement leur performance en actionnant plusieurs leviers :

 

  • la planification intelligente des quais, souvent en lien avec le TMS ;
  • les systèmes automatisés de convoyage jusqu’au camion ;
  • le chargement semi-automatisé ou robotisé pour certains types de marchandises ;
  • le suivi en temps réel des opérations sur les quais.

 

En résultent, une rotation plus rapide des camions, moins de temps d’attente et de congestion de véhicules sur les quais, une meilleure coordination entre le transport et l’entrepôt.

Optimisation des retours

La gestion des retours, dite reverse logistics  ou logistique inverse, est souvent sous-optimisée alors qu’elle pèse lourd sur les coûts, notamment en e-commerce. L’automatiser permet de :

 

  • qualifier automatiquement les retours (reconditionnable, réintégrable, rebut ou déchet) ;
  • réintégrer rapidement les articles vendables dans le stock ;
  • déclencher des workflows automatiques (remboursement, échange, réparation) ;
  • tracer précisément les causes de retour pour assurer une amélioration continue des processus.

 

À la clé, on observe une réduction des délais de traitement et une récupération plus rapide de la valeur des produits retournés. À terme, cette optimisation vise à minimiser le taux de retour en éliminant les causes et les erreurs à l’origine.

 

 

Quels sont les outils utilisés pour automatiser la logistique ?

L’automatisation logistique repose sur un écosystème d’outils complémentaires. Certains pilotent les flux, d’autres exécutent ou optimisent les décisions. Leur efficacité dépend moins de leur sophistication individuelle que de leur capacité à fonctionner ensemble.

 

Le conseil Shiptify : Attention ! Automatiser une supply chain ne consiste pas à empiler des technologies. Vous visez une performance durable ? Travaillez sur un alignement clair entre logiciels de pilotage, outils intelligents et équipements terrain, le tout en les connectant via une interface fiable.

Systèmes automatisés : WMS, TMS et ERP

Les logiciels de pilotage constituent le socle de toute automatisation logistique. Sans eux, les équipements automatisés fonctionnent en silos et les gains restent limités.

 

  • Le WMS (Warehouse Management System) orchestre les opérations internes de l’entrepôt. Il structure la réception, le stockage, la préparation de commandes et les inventaires. Grâce à des règles paramétrables, il automatise l’affectation des emplacements, les parcours d’opérateurs et le réapprovisionnement des zones.
  • Le TMS (Transport Management System) pilote les flux de transport. Il automatise la planification des expéditions, le choix des transporteurs, la prise de rendez-vous, le suivi des livraisons et la gestion des incidents.
  • L’ERP (Progiciel de gestion d’entreprise intégré) fait office de colonne vertébrale. Il centralise les données financières, commerciales et logistiques. Son objectif n’est pas d’automatiser les opérations terrain, mais de garantir la cohérence globale entre les systèmes d’information.

Interopérabilité : le vrai facteur de la performance

L’automatisation atteint son plein potentiel lorsque les systèmes communiquent en temps réel. Un WMS isolé ou un TMS non connecté crée des ruptures d’information. C’est précisément l’enjeu de l’interopérabilité :

 

  • synchronisation des données entre entrepôt et transport ;
  • déclenchement automatique des flux aval pour un réapprovisionnement sécurisé ;
  • visibilité partagée sur les quais.

 

D’ailleurs, notre outil Shiptidock, le Doctolib de l’entrepôt, illustre bien cette logique. Il automatise la gestion des rendez-vous transporteurs aux quais afin de fluidifier les arrivées, comme les départs, et de réduire les temps d’attente. Il s'intègre facilement aux outils existants.

Intelligence artificielle et Machine Learning

L’IA ne remplace pas les systèmes logistiques existants. Elle les rend plus réactifs et plus prédictifs. En résultent des décisions plus rapides, cohérentes et adaptées aux conditions réelles du terrain.

Optimisation des flux

Grâce à l’analyse de grands volumes de données, les algorithmes de Machine Learning ajustent les flux en continu :

  • priorisation automatique des commandes en fonction du contexte ;
  • optimisation des parcours internes ;
  • arbitrage dynamique entre différents scénarios logistiques.

Prévision de charge

L’IA améliore la capacité d’anticipation de la chaîne d’approvisionnement :

 

  • prévision des volumes à traiter ;
  • identification des périodes de saturation ;
  • ajustement des ressources en amont.

 

Ainsi, l’IA permet de lisser les charges, d’éviter les goulets d’étranglement et de sécuriser les engagements envers les clients.

Identification et traçabilité

Automatiser la logistique implique une traçabilité fine et fiable, à chaque étape de la chaîne. Sont utilisés :

  • La RFID identifie automatiquement chaque produit sans contact ni ligne de vue, mais uniquement grâce aux ondes de radiofréquence. Elle accélère les inventaires, fiabilise les entrées/sorties et réduit les écarts de stock.
  • La vision par l’IA complète ces dispositifs.
  • Les caméras intelligentes et les algorithmes de reconnaissance détectent les anomalies, les erreurs de traitement ainsi que les colis endommagés ou non-conformes.

 

Pour l’entreprise, c’est un avantage opérationnel. Ces systèmes opèrent de manière automatique un contrôle qualité continu, sans ralentir les flux.

IoT et capteurs intelligents

Les objets connectés rendent la logistique observable en temps réel. Les capteurs IoT mesurent :

  • la position des marchandises ;
  • la température ou l’humidité ;
  • les chocs subis pendant le transport ou le stockage.

 

Ces données déclenchent automatiquement des alertes ou des actions correctives en cas d’écart.

 

Des bénéfices concrets ressortent de l’usage de cette technologie :

  • sécurisation des produits sensibles ;
  • réduction des pertes ;
  • meilleure maîtrise de la qualité de service.

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Cas d’usage : l’automatisation logistique au service de différents secteurs

Volumes, variabilité, contraintes produit, exigences clients…. sont autant de facteurs qui influencent les choix technologiques et les résultats attendus.

 

Voici quelques exemples d'application de l’automatisation logistique.

 

Secteur

Cas réel

Processus automatisés

KPIs & résultats observés

E-commerce

Amazon

Stockage goods-to-person, robots mobiles (AMR), tri et expédition automatisés

  • Productivité x2 à x3 par opérateur.
  • Délais de préparation réduits de plus de 50 %.
  • Absorption des pics saisonniers sans renfort massif.

Industrie lourde  manufacturing

Siemens

Alimentation automatique des lignes, transport interne par AGV, traçabilité temps réel

  • Réduction des arrêts de ligne.
  • Forte baisse des erreurs de picking des composants.
  • Taux de service interne proche de 99 %.

Distribution et retail

Zara (Inditex)

Tri automatisé multi-magasins, palettisation optimisée, synchronisation stock central / magasins

  • Réassort en moins de 48 h.
  • Diminution des surstocks en point de vente.
  • Meilleure rotation des collections.

3PL / 4PL

DHL Supply Chain

Préparation assistée par robots, WMS/TMS interconnectés, gestion automatique des quais

  • Hausse de la productivité par site.
  • Meilleure mutualisation des ressources.
  • Intégration rapide de nouveaux clients.

Comment mettre en place un projet d’automatisation logistique ? 6 étapes à suivre

Un projet d’automatisation logistique repose sur une méthodologie structurée, basée sur des objectifs clairs adaptés à la réalité du terrain.

1. Réaliser un audit des processus existants

Avant toute décision technique, il est indispensable de comprendre le fonctionnement réel de votre chaîne logistique. Cet audit vise à identifier les points de friction, les tâches chronophages, les erreurs récurrentes et les goulets d’étranglement.

 

Il faut aussi :

  • cartographier les flux ;
  • mesurer les volumes ;
  • qualifier la variabilité ;
  • repérer les processus réellement automatisables.

2. Définir les objectifs de l’automatisation

Automatiser sans objectif clair conduit à des investissements peu rentables. Les priorités doivent être définies dès le départ. Visez-vous une meilleure productivité, une réduction des coûts, l’amélioration du taux de service, la sécurisation des délais ou une plus grande capacité à absorber les pics ?

 

L’Objectif de cette étape est de fixer des indicateurs mesurables (KPI) et un ROI cible pour guider les choix technologiques.

3. Choisir les technologies d’automatisation

Les solutions retenues doivent répondre aux besoins identifiés, tout en restant compatibles avec l’existant. WMS, TMS, outils de gestion de quai, robotique ou IA… chaque technologie doit avoir un rôle précis.

 

Le conseil Shiptify : privilégiez des solutions interopérables, évolutives et adaptées aux volumes réels, plutôt que des systèmes surdimensionnés.

4. Opérer des tests pilotes

Avant un déploiement à grande échelle, des phases pilotes permettent de valider les hypothèses sur le terrain. Elles servent à mesurer les gains réels, à identifier les ajustements nécessaires et à sécuriser l’adhésion des équipes.

5. Lancer le déploiement de manière progressive

L’automatisation se déploie par étapes, en ciblant d’abord les processus à fort impact, tels que la réception ou la préparation de commandes. Cette approche réduit les perturbations opérationnelles et facilite l’accompagnement du changement.

6. Mesurer et ajuster en continu

Un projet d’automatisation ne s’arrête pas à la mise en œuvre. Les performances doivent être suivies en continu afin d’optimiser les réglages, d’améliorer les scénarios et d’intégrer de nouveaux leviers.

 

Le conseil Shiptify : il est primordial d’inscrire l’automatisation dans une démarche d’amélioration continue, en intégrant l’évolution de l’activité et du marché.

Bonnes pratiques et erreurs à éviter dans un projet d’automatisation logistique

Lors de nos accompagnements pour automatiser les processus logistiques, nous observons souvent les erreurs synthétisées dans le tableau suivant.

 

Erreurs fréquentes

Bonnes pratiques

Trop automatiser sans analyser les flux existants

Cartographier précisément chaque mouvement, avec les volumes, les variabilités et les contraintes avant tout choix technologique

Automatiser des processus inefficaces

Optimiser et standardiser les process en amont, puis automatiser uniquement ce qui crée de la valeur

Oublier l’humain et l’ergonomie

Impliquer les équipes terrain dès la conception et adapter l’automatisation aux usages réels

Imposer des outils sans accompagnement

Former les collaborateurs et prévoir un plan de conduite du changement

Sous-estimer l’intégration informatique

Vérifier l’interopérabilité entre WMS, TMS, ERP et outils automatisés dès le départ

Multiplier les solutions en silos

Privilégier des outils ouverts, connectés et évolutifs

Tout automatiser d’un seul coup

Avancer par étapes avec des pilotes mesurables et ajustables

Quels sont les défis de l’automatisation logistique en 2025-2026 ?

L’automatisation logistique ouvre des gains significatifs, mais son adoption soulève de nombreux défis. Les entreprises qui anticipent ces obstacles et y répondent avec des stratégies claires augmentent leurs chances de succès.

Les coûts initiaux

L’investissement de départ reste élevé : les technologies d’automatisation (robots, systèmes, intégration) peuvent nécessiter 500 000 à 2 000 000 $ pour un entrepôt de taille moyenne

 

Pour automatiser à moindre coût, privilégiez des solutions modulaires SaaS comme le TMS Shiptify. Il est également possible d’étaler le déploiement et d’accéder à des options de financement ou leasing pour lisser l’effort financier.

Les compétences internes

Un manque de talents spécialisés ralentit les projets : 42 % des managers logistiques signalent un déficit de compétences internes sur les technologies automatisées.

 

Pour y remédier, il est essentiel :

  • d’investir dans la formation continue ;
  • de co-créer des parcours de montée en compétences ;
  • de collaborer avec des partenaires externes pour les compétences très techniques.

La maintenance et la scalabilité

Après l’achat, les coûts de maintenance représentent généralement entre 15 et 20 % de l’investissement initial chaque année. Or, l’absence de plan de maintenance compromet la disponibilité des équipements.

 

De ce fait, il est important d’instaurer un plan de maintenance prédictive. Par ailleurs, sachez que les solutions modulaires, comme le logiciel de Shiptify, permettent d’augmenter progressivement la capacité.

La sécurité et la conformité des outils

Ce dernier défi n’est pas le moindre. La numérisation accroît l’exposition aux cybermenaces et des normes de sécurité strictes s’appliquent aux machines connectées.

 

Il faut alors :

  • adopter une cybersécurité intégrée dès la conception des systèmes ;
  • réaliser des audits et tests réguliers ;
  • respecter les normes en vigueur telles que le RGPD (Règlement général de protection des données) ou le règlement Machines UE pour la sécurité des équipements.

De quoi sera fait l’avenir de l’automatisation logistique ?

À partir de 2026, l’intelligence artificielle prédictive devrait progressivement s’imposer comme un outil d’aide à la décision incontournable. En exploitant les données opérationnelles en continu, elle permettrait d’anticiper les variations de charge, d’ajuster les stocks et d’optimiser les flux sans dépendre uniquement de scénarios figés.

 

La robotique collaborative, via les cobots pourrait se démocratiser dans les entrepôts. La flexibilité de ces robots, conçus pour travailler aux côtés des opérateurs en toute sécurité, les rendrait particulièrement adaptés aux environnements à forte variabilité, où l’automatisation totale reste difficile.

 

Dans l’optique de la décarbonation du transport, l’automatisation durable gagnera probablement en importance en 2026, avec des systèmes plus sobres en énergie et une meilleure maîtrise des ressources, sous l’effet conjugué des contraintes réglementaires et économiques.

 

Enfin, les digital twins, ou jumeaux numériques, qui reproduisent virtuellement un entrepôt ou une supply chain, devraient poursuivre leur évolution, afin de tester des scénarios, de simuler des évolutions et de limiter les risques avant tout déploiement réel.
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Les questions fréquentes
L’automatisation logistique, est-elle rentable ?

Oui, à condition d’être ciblée. L’automatisation devient rentable lorsqu’elle répond à un problème précis : volumes élevés, erreurs récurrentes, pics d’activité ou manque de main-d’œuvre. Dans la majorité des projets bien cadrés, le retour sur investissement s’observe sur 2 à 4 ans, parfois plus rapidement pour les briques logicielles (WMS, TMS, gestion de quais).

À partir de quelle taille d’entrepôt est-il possible d’automatiser ?

Il n’existe pas de seuil unique. Des entrepôts de moins de 5 000 m² peuvent déjà automatiser certains processus (prise de rendez-vous, planification transport, préparation assistée). Les sites plus grands disposent simplement de plus de leviers. Ce sont surtout les volumes, la répétitivité des flux et la complexité opérationnelle qui comptent.

Combien coûte une automatisation logistique ?

Les coûts varient fortement selon le périmètre. Une automatisation logicielle peut démarrer à quelques milliers d’euros par an, tandis que des solutions robotisées ou mécaniques représentent un investissement plus conséquent. C’est pourquoi une approche progressive, par étapes, est souvent privilégiée pour maîtriser les coûts et le ROI.

Automatisation ou externalisation : que choisir ?

Les deux approches ne s’opposent pas. L’automatisation vise à optimiser des opérations maîtrisées en interne, tandis que l’externalisation permet de déléguer certaines activités. De plus en plus d’acteurs combinent les deux, en s’appuyant sur des partenaires logistiques eux-mêmes fortement automatisés.

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