Accueil

Blog

Supply chain

E-logistique : définition, fonctionnement et outils

E-logistique : définition, fonctionnement et outils

Résumer cet article avec une IA

ChatGPT Gemini Claude Perplexity
e logistic

L’e-logistique, aussi appelée e-logistics, répond aux contraintes particulières du commerce en ligne : commandes nombreuses, paniers hétérogènes, délais courts, forte saisonnalité et retours fréquents. Elle s’appuie sur des données partagées et des logiciels interconnectés pour piloter les stocks, les commandes, l’entrepôt, le transport et la livraison. Son objectif est simple : tenir la promesse client tout en maîtrisant les coûts et la charge opérationnelle.

Définition de l’e-logistique : de quoi parle-t-on ?

L’e-logistique désigne l’organisation et la gestion digitalisées des flux physiques et d’information liés au commerce en ligne. Elle couvre l’ensemble du parcours d’une commande, depuis la disponibilité du produit jusqu’à la livraison, puis au retour éventuel. Elle concerne les pure players comme les entreprises qui développent une activité omnicanale.

La notion ne se limite donc pas à l’expédition d’un colis. Elle relie plusieurs opérations :

  • La synchronisation des commandes issues du site marchand ou des marketplaces ;
  • La mise à jour des stocks disponibles ;
  • La préparation, l’emballage et l’étiquetage ;
  • Le choix du transporteur et du service de livraison ;
  • Le suivi des expéditions et l’information du client ;
  • Le traitement des retours, remboursements et remises en stock.

Le guide de l’e-logistique publié par E-commerce Nation illustre également cette continuité entre le traitement de la commande, la préparation, l’expédition et la gestion des retours.

Cette approche de la gestion logistique répond aux attentes du e-commerce : absorber des volumes variables, traiter rapidement des commandes unitaires et proposer plusieurs modes de livraison. Elle doit également maîtriser les contraintes du dernier kilomètre, souvent déterminantes pour le coût et l’expérience client.

Quelle différence entre e-logistique et logistique traditionnelle ?

La logistique traditionnelle gère souvent des volumes importants destinés à des magasins, des distributeurs ou des clients industriels. L’e-logistique traite davantage de commandes fragmentées, avec de nombreux articles et destinataires. Elle exige une visibilité en temps réel, une préparation fine et une communication continue avec le consommateur.

L’e-logistique ne remplace pas les principes fondamentaux de la supply chain. Elle les adapte au rythme et aux exigences de la logistique e-commerce. Les entrepôts, les transporteurs et les stocks restent indispensables, mais leur orchestration repose davantage sur la donnée et l’automatisation.

Quels sont les enjeux de l’e-logistique ?

Une e-logistique performante doit concilier rapidité, fiabilité, flexibilité et rentabilité. Elle donne aux équipes une vue commune de la commande afin d’éviter les ressaisies, les informations contradictoires et les décisions tardives.

Les statistiques européennes sur le commerce électronique publiées par Eurostat permettent de suivre l’adoption de la vente en ligne par les entreprises et les consommateurs. Cette progression renforce le besoin de processus logistiques capables de monter en charge.

Centraliser les données

Les commandes peuvent provenir d’un site marchand, de plusieurs marketplaces ou de points de vente. Sans système central, le stock affiché au client risque de différer du stock réellement disponible. La centralisation permet de mettre à jour les quantités, les statuts et les documents à chaque étape.

Un produit reçu est enregistré dans le système de gestion. Lorsqu’il est commandé, sa quantité disponible est ajustée et l’ordre de préparation est transmis à l’entrepôt. Le colis est ensuite identifié au moyen d’un code-barres ou d’un autre identifiant afin d’assurer sa traçabilité jusqu’à la livraison.

Automatiser les tâches répétitives

L’automatisation réduit les saisies manuelles et accélère les opérations à faible valeur ajoutée. Elle peut concerner l’import des commandes, l’édition des étiquettes, l’affectation du transporteur, l’envoi des notifications ou la production des documents de transport.

Son objectif n’est pas simplement de diminuer les effectifs. Elle permet surtout aux équipes de se concentrer sur les anomalies, les priorités clients et l’amélioration des processus. Une automatisation efficace doit rester supervisée et prévoir un traitement clair des exceptions.

Améliorer la productivité et la qualité de service

Une plateforme connectée donne accès aux informations utiles sans multiplier les fichiers et les échanges par e-mail. Les équipes peuvent traiter plus rapidement les commandes et suivre les incidents. Le client bénéficie d’un choix de livraison plus précis et d’informations cohérentes sur l’avancement de son colis.

Cette visibilité aide aussi à réduire les coûts logistiques. L’entreprise peut mieux consolider ses volumes, comparer les services de transport et repérer les causes de surcoûts. Elle doit toutefois arbitrer entre coût, rapidité, fiabilité et impact environnemental.

Maîtriser les stocks et les retours

La disponibilité du produit conditionne la promesse faite au client. Une donnée de stock fiable limite la rupture de stock, la survente et les annulations. Elle facilite également l’affectation d’une commande au site de préparation le plus pertinent.

La gestion des retours fait partie intégrante de l’e-logistique. Le produit doit être réceptionné, contrôlé, remboursé et, lorsque son état le permet, remis en stock. Une reverse logistics bien structurée réduit les délais de remboursement et évite de perdre la valeur des articles retournés.

Sécuriser les données et la continuité d’activité

La connexion des outils accroît la dépendance aux systèmes d’information. Les droits d’accès, la qualité des données, les sauvegardes et la cybersécurité doivent donc être intégrés au projet. L’entreprise doit aussi prévoir des procédures de secours en cas de panne, d’indisponibilité d’un transporteur ou de pic de commandes.

Comment fonctionne l’e-logistique étape par étape ?

Le fonctionnement dépend du modèle de l’entreprise, mais une commande en ligne suit généralement cinq grandes étapes.

  1. Enregistrement de la commande : le site marchand ou la marketplace transmet les produits, le paiement, l’adresse et le mode de livraison au système de gestion ;
  2. Allocation du stock : l’outil vérifie la disponibilité et sélectionne l’entrepôt ou le magasin chargé de la préparation ;
  3. Préparation et contrôle : les opérateurs prélèvent les articles, vérifient la commande, emballent les produits et éditent l’étiquette ;
  4. Expédition et livraison : le transporteur prend en charge le colis, tandis que les statuts de suivi remontent vers l’entreprise et le client ;
  5. Retour éventuel : la demande est enregistrée, le produit est contrôlé et le stock est ajusté après remboursement ou échange.

La performance dépend de la continuité des données entre ces étapes. Une rupture d’information peut provoquer une mauvaise préparation, un retard, une facturation erronée ou une promesse de livraison impossible à tenir.

Combien votre process transport vous coûte-t-il en trop ?  Cotations, bookings, suivi des transporteurs... découvrez en quelques clics  les économies potentielles qu'un TMS peut générer pour vos équipes. Calculer mes économies →

Quels sont les principaux outils de l’e-logistique ?

Il n’existe pas un logiciel unique couvrant parfaitement toutes les opérations. Une architecture e-logistique associe généralement plusieurs solutions de la digitalisation de la supply chain. Leur intégration est essentielle pour éviter les silos.

Order Management System

L’Order Management System, ou OMS, centralise les commandes et orchestre leur exécution. Il consolide les stocks disponibles, choisit le point de préparation et suit le statut de chaque commande. Il est particulièrement utile dans un modèle omnicanal associant entrepôts, magasins et marketplaces.

Warehouse Management System

Le logiciel WMS pilote les opérations de l’entrepôt. Il gère les emplacements, les réceptions, le prélèvement, le contrôle, l’emballage et l’inventaire. Il améliore la traçabilité et aide à organiser les priorités selon l’heure limite d’expédition ou le niveau de service attendu.

Transport Management System

Le Transport Management System, ou TMS, organise et suit le transport. Il peut centraliser les tarifs, automatiser certaines affectations, produire les documents et consolider les données de performance. Il aide l’entreprise à choisir une solution cohérente avec la destination, le délai, le coût et les contraintes du colis.

Yard Management System et gestion des quais

Le Yard Management System, ou YMS, coordonne les mouvements sur le site logistique. Il facilite la gestion des rendez-vous, des arrivées, des zones d’attente et des opérations au quai de chargement. Son rôle devient important lorsque plusieurs transporteurs et de nombreux véhicules se présentent chaque jour.

ERP et outils de planification

L’ERP gère les données de référence, les achats, les ventes, la finance et une partie des stocks. Les outils de planification exploitent les historiques et les prévisions afin d’anticiper les besoins. Ces systèmes doivent échanger des données fiables avec l’OMS, le WMS et le TMS.

Comment les outils d’e-logistique échangent-ils les données ?

La valeur d’une architecture e-logistique ne vient pas seulement de chaque logiciel. Elle dépend surtout de la qualité des échanges entre les systèmes. Une commande ne devrait pas être saisie plusieurs fois ni changer de référentiel au cours de son traitement.

Dans une architecture courante, les données circulent ainsi :

  1. La plateforme e-commerce transmet la commande et les informations de livraison à l’OMS ;
  2. L’OMS vérifie le stock disponible et choisit le site chargé de la préparation ;
  3. Le WMS reçoit l’ordre, organise le prélèvement et confirme les quantités préparées ;
  4. Le TMS sélectionne le service de transport, produit l’étiquette et récupère les événements de suivi ;
  5. L’OMS renvoie le statut consolidé au site marchand et aux équipes du service client ;
  6. L’ERP reçoit les informations nécessaires à la facturation, à la comptabilité et au pilotage.

Chaque donnée doit avoir un système de référence clairement défini. Par exemple, l’ERP peut rester maître des articles et des tarifs, le WMS des quantités physiquement présentes et le TMS des statuts de transport. Sans cette gouvernance, les interfaces propagent rapidement les erreurs entre les outils.

Comment choisir et déployer une solution d’e-logistique ?

Le choix d’un outil doit partir des processus et non d’une liste de fonctionnalités. L’entreprise doit identifier ses canaux de vente, ses volumes, ses pics, ses contraintes produit, son réseau d’entrepôts et ses promesses de livraison.

Une démarche de déploiement peut suivre six étapes :

  1. Cartographier le parcours de la commande et les échanges de données ;
  2. Mesurer les erreurs, délais, coûts et tâches manuelles ;
  3. Définir les besoins prioritaires et les indicateurs de succès ;
  4. Vérifier les intégrations avec le site marchand, l’ERP et les partenaires ;
  5. Tester les scénarios courants, les pics et les exceptions ;
  6. Former les utilisateurs et suivre les résultats après le lancement.

L’interopérabilité, la qualité de l’accompagnement, la sécurité et la capacité à monter en charge sont aussi importantes que les fonctions visibles. Un outil mal intégré déplace les tâches manuelles au lieu de les supprimer.

Faites le bon choix pour votre TMS

Les 7 critères indispensables pour choisir un TMS performant et éviter les pièges

lbtms

Quels KPI permettent de piloter l’e-logistique ?

Le suivi ne doit pas se limiter au nombre de commandes expédiées. Des indicateurs complémentaires permettent de relier la productivité, la qualité de service, les stocks et les coûts.

  • Le délai de cycle de la commande : temps écoulé entre la validation de la commande et sa remise au transporteur ;
  • Le taux de commandes parfaites : part des commandes complètes, exactes, livrées à l’heure et sans dommage ;
  • La fiabilité du stock : écart entre le stock enregistré dans le système et le stock réellement disponible ;
  • Le taux d’erreur de préparation : proportion de commandes comportant un article, une quantité ou une référence incorrecte ;
  • Le coût logistique par commande : somme des coûts de stockage, préparation, emballage, transport et retour rapportée au nombre de commandes ;
  • Le taux de livraison dans la promesse : part des commandes livrées dans le créneau annoncé au client ;
  • Le taux et le délai de traitement des retours : mesure du volume retourné et du temps nécessaire au contrôle, au remboursement et à la remise en stock.

Ces KPI doivent être analysés ensemble. Accélérer la préparation peut, par exemple, dégrader la qualité et augmenter les retours. De même, réduire fortement les stocks peut améliorer la trésorerie tout en provoquant davantage de ruptures. Le bon pilotage recherche un équilibre cohérent avec la promesse commerciale.

Quelles erreurs éviter lors d’un projet d’e-logistique ?

Les difficultés viennent rarement du logiciel seul. Elles apparaissent souvent lorsque l’organisation automatise un processus mal défini ou sous-estime les exceptions.

  • Choisir l’outil avant de cartographier les flux : les fonctions retenues risquent de ne pas répondre aux problèmes prioritaires ;
  • Négliger la qualité des données : des adresses, dimensions, poids ou stocks erronés produisent de mauvaises décisions automatisées ;
  • Oublier les pics d’activité : une solution adaptée au volume moyen peut devenir insuffisante pendant les soldes ou les fêtes ;
  • Traiter les retours comme un sujet secondaire : ils mobilisent pourtant du transport, du contrôle, du stock et du service client ;
  • Multiplier les interfaces spécifiques : elles augmentent le coût de maintenance et rendent les évolutions plus difficiles ;
  • Déployer sans indicateurs de départ : l’entreprise ne peut pas démontrer les gains ni identifier les régressions.

Un diagnostic initial doit donc mesurer la situation avant le projet : délais, erreurs, coûts, volumes, ressaisies et incidents. Ces valeurs servent ensuite de référence pour évaluer les résultats du déploiement.

Conclusion : construire une e-logistique performante

L’e-logistique ne consiste pas à empiler un OMS, un WMS et un TMS. Elle consiste à organiser un flux continu de données et de décisions, depuis la commande jusqu’au retour éventuel. Sa réussite dépend de trois fondations : des processus clairement définis, des données fiables et des outils capables de communiquer.

Pour progresser, l’entreprise doit commencer par mesurer ses points de friction : ruptures, ressaisies, erreurs de préparation, retards, surcoûts de transport ou délais de remboursement. Elle peut ensuite prioriser les améliorations selon leur effet sur la promesse client et sur le coût par commande.

La meilleure solution n’est donc pas nécessairement la plus complète. C’est celle qui traite les problèmes prioritaires, s’intègre au système existant et reste capable d’absorber les pics d’activité. En suivant des KPI communs aux ventes, à l’entrepôt, au transport et au service client, l’entreprise transforme l’e-logistique en véritable levier de performance et de fidélisation.

 

Découvrez notre solution TMS, simple, facile et sécurisée ! Découvrez le TMS de  Shiptify

C'est quoi la e-logistique ?

La e-logistique regroupe l'ensemble des processus logistiques dédiés au commerce en ligne. Elle couvre notamment la gestion des stocks, la préparation des commandes, l'emballage, l'expédition, le suivi des livraisons et la gestion des retours. Son objectif est de garantir des livraisons rapides, fiables et une expérience client optimale.

Quels sont les outils de la e-logistique ?

Quels sont les quatre types de logistique ?

Comment suivre un colis Dachser ?

Est ce qu'un TMS est fait pour vous ?  Je fais le test