Le Bill of Lading (B/L), connaissement maritime en français et souvent abrégé BL, est un document central du transport maritime de marchandises. Si bien qu’une simple erreur sur le destinataire, la description du fret ou les références d’expédition peut retarder la remise de la marchandise ou compliquer un paiement sous crédit documentaire. Pour limiter ces risques, il est indispensable de savoir lire, vérifier, choisir et suivre le bon B/L. Ce guide explique aussi comment éviter toute non-conformité sur le connaissement maritime pour accélérer et sécuriser vos expéditions par voies maritimes.
Qu’est-ce qu’un Bill of Lading (ou connaissement maritime) ?
Le Bill of Lading, ou connaissement maritime, est un document de transport émis par le transporteur maritime ou son agent à partir des instructions de l’expéditeur. Il s'établit lors de la prise en charge ou du chargement des marchandises pour identifier l’expédition, ses acteurs, son itinéraire et les biens transportés par voie maritime.
L'importance du BL en transport maritime international de marchandises
Le BL intervient principalement dans le transport maritime international. Il a pour rôle d'accompagner le traitement documentaire de l’expédition et peut, selon sa forme, remplir plusieurs fonctions juridiques et commerciales, telles que :
- constater la réception des marchandises ;
- prouver les conditions du contrat de transport ;
- désigner le responsable d’une avarie en cas de litige ;
- pour certains B/L, permettre le transfert des droits sur les marchandises.
BL vs. AWB vs. LTA… à ne pas confondre !
Le Bill of Lading diffère des documents employés dans les autres modes de transport. En fret aérien, le document de référence est l’Air Waybill (AWB), appelé lettre de transport aérien (LTA) en français. En transport routier international, on utilise la lettre de voiture CMR.
De même, les rôles et les portées juridiques de ces pièces diffèrent de ceux du connaissement maritime.
À quoi sert un Bill of Lading ? Les 3 fonctions à connaître
Selon sa forme, le Bill of Lading remplit trois fonctions principales dans une expédition maritime :
- servir de reçu des marchandises ;
- constituer une preuve du contrat de transport ;
- représenter les droits attachés aux marchandises.
C’est ce qui explique pourquoi la moindre incohérence documentaire dans le BL peut avoir des conséquences opérationnelles ou commerciales significatives.
Le BL comme reçu de prise en charge des marchandises
Lorsqu’il émet le connaissement maritime, le transporteur reconnaît avoir reçu ou chargé les marchandises décrites dans le document. Le B/L mentionne notamment leur nature, leur quantité, leur poids apparent, leur conditionnement et, le cas échéant, les réserves constatées. Il constitue ainsi une pièce essentielle pour retracer l’état déclaré de l’expédition au départ.
Le BL comme preuve du contrat de transport maritime
Le Bill of Lading matérialise les principales conditions du transport convenues entre les parties (ports concernés, transporteur, expéditeur, destinataire, description des marchandises ou encore modalités de fret). En cas de différend, son contenu peut donc jouer un rôle déterminant pour établir les conditions applicables à l’acheminement.
Le BL comme document représentatif des marchandises dans certains cas
Certains connaissements maritimes, notamment les B/L négociables « to order », permettent au détenteur légitime du document d’exercer des droits sur les marchandises et de transmettre ces droits par endossement. Par exemple, un exportateur de café au Brésil peut émettre un B/L « to order » permettant à une banque intermédiaire de le transférer à un acheteur en Europe contre paiement.
Remarque : il est donc plus exact de parler de document représentatif des marchandises que d’affirmer systématiquement que “le B/L transfère la propriété”, celle-ci dépendant aussi du contrat de vente et du droit applicable.
Comment lire et vérifier un connaissement maritime ?
Un Bill of Lading concentre de nombreuses données qui doivent rester cohérentes avec les instructions d’expédition et les autres documents commerciaux. Avant d’approuver le Draft B/L transmis par le transporteur ou son agent, il faut donc contrôler chaque champ. Faute de quoi, une erreur, même mineure, peut nécessiter une modification du connaissement et, selon le contexte, retarder la remise des marchandises ou créer une divergence documentaire.
Définition : un Draft B/L est la version provisoire du Bill of Lading, envoyée avant émission du document définitif, afin que l’expéditeur puisse vérifier et corriger les informations (noms des parties, ports, marchandises, poids, numéros de conteneur, conditions de fret, etc.).


Les rubriques d’un Bill of Lading
Un B/L maritime comporte généralement les rubriques suivantes :
- Chargeur (Shipper)
- Destinataire (Consignee)
- Partie à notifier (Notify Party)
- N° de connaissement (Bill of Lading Number)
- Navire / voyage (Vessel / Voyage)
- Lieu de prise en charge (Place of Receipt)
- Port de chargement (Port of Loading)
- Port de déchargement (Port of Discharge)
- Lieu de livraison (Place of Delivery)
- N° de conteneur et de scellé (Container / Seal Number)
- Nombre et type de colis
- Description des marchandises (Description of Goods)
- Poids brut (Gross Weight)
- Conditions de fret (Freight Prepaid / Collect)
- Date et lieu d’émission
- Signature / authentification du transporteur
Conseil : veillez à connaître les principaux intitulés anglais pour lire, contrôler et valider plus rapidement vos B/L. En effet, dans le commerce maritime international, les formulaires de Bill of Lading sont très souvent rédigés en anglais, y compris lorsque l’expéditeur ou le destinataire est français. Cette pratique facilite l’utilisation d’un même document par les compagnies maritimes, transitaires, banques, douanes et partenaires situés dans plusieurs pays.
Quels champs contrôler en priorité sur un Draft BL ?
Commencez par vérifier que le chargeur, le destinataire et la partie à notifier correspondent au montage commercial prévu. Soyez particulièrement vigilant au niveau du champ “destinataire”, car :
- un B/L nominatif signifie que la marchandise ne peut être livrée qu’à la personne ou à la société nommée sur le document ;
- alors qu’un B/L avec la mention « to order » permet de transférer la propriété par endossement du document, ce qui facilite la revente ou le transfert de la cargaison pendant le transport.
Vérifiez ensuite le navire, le voyage ainsi que les ports de chargement et de déchargement. Le B/L number sert de référence documentaire et peut également être utilisé par certaines compagnies ou plateformes pour retrouver et suivre l’expédition.
Pour les marchandises, comparez la description, le nombre de colis, le poids, les marques et numéros, ainsi que les références des conteneurs et des scellés avec les données réellement déclarées. Une incohérence, entre la facture et le BL par exemple, peut compliquer les formalités, le traitement bancaire ou un éventuel litige.
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Enfin, contrôlez les freight terms, la date d’émission et les signatures ou validations requises. Dans le cadre d’un crédit documentaire, le B/L doit aussi être vérifié au regard des conditions imposées par celui-ci.
La checklist avant d’approuver un Draft B/L
- Vérifier l’orthographe et les coordonnées du chargeur, du destinataire et de la partie notifiée.
- Contrôler le navire, le voyage et les ports concernés.
- Comparer numéros de conteneurs et de scellés avec les données opérationnelles.
- Valider quantité, poids, conditionnement et description des marchandises.
- Vérifier la mention « Freight Prepaid » ou « Freight Collect » attendue.
- Contrôler les exigences particulières d’une éventuelle lettre de crédit.
- Faire corriger toute anomalie avant validation du Draft B/L, plutôt qu’après émission du connaissement définitif.
Quels sont les différents types de Bill of Lading ?
Le tableau suivant synthétise les différents types de BL. Il est possible de distinguer ces derniers selon plusieurs critères, tels que la négociabilité du document, son émetteur ou encore son remplacement en cours d’opération.
Attention : le Sea Waybill appartient à une catégorie différente de celle du B/L, puisqu’il ne constitue pas un connaissement négociable.
|
Type de document |
Négociable ? |
Usage principal |
Point de vigilance |
|
Straight Bill of Lading |
Non, en principe |
Livraison à un destinataire précisément nommé |
Peu adapté lorsqu’une revente des marchandises en transit est envisagée |
|
To Order Bill of Lading |
Oui |
Commerce international, vente en cours de transport, crédit documentaire |
La maîtrise des originaux et des endossements est déterminante |
|
Master Bill of Lading (MBL) |
Selon sa forme |
Relation entre le transporteur maritime et le transitaire/NVOCC |
Ne pas le confondre avec le HBL remis au chargeur |
|
House Bill of Lading (HBL) |
Selon sa forme |
Expédition organisée par un transitaire ou NVOCC |
Les parties mentionnées diffèrent généralement de celles du MBL |
|
Switch Bill of Lading |
Selon le B/L concerné |
Remplacement d’un jeu de connaissements par un nouveau |
Procédure sensible nécessitant de neutraliser les originaux remplacés |
|
Sea Waybill |
Non |
Livraison rapide à un destinataire identifié |
Il ne s’agit pas d’un document représentatif négociable des marchandises |
Définition utile : un NVOCC (Non-Vessel Operating Common Carrier) est un intermédiaire du transport maritime. Ce prestataire achète de l'espace de fret en gros auprès des compagnies maritimes et le revend à des chargeurs sous sa propre responsabilité. Il agit comme un transporteur sans posséder de navires.
Quelle est la différence entre le Straight B/L et le To Order B/L ?
Un Straight Bill of Lading désigne directement le destinataire et n’est généralement pas négociable. À l’inverse, un To Order Bill of Lading peut permettre de transmettre les droits attachés aux marchandises, notamment par endossement. Cette seconde formule est particulièrement importante lorsque la marchandise peut être revendue pendant son acheminement ou qu’une banque intervient dans le paiement.
Master B/L et House B/L : qui émet quoi ?
Cette distinction concerne surtout le niveau d’émission du document :
- Le Master Bill of Lading est établi par la compagnie maritime ou son agent, notamment dans la relation avec un transitaire ou un NVOCC.
- Le House Bill of Lading est émis par le transitaire ou le NVOCC à destination de son propre client.
La particularité ici est qu’une même expédition peut être associée aux deux types de B/L.
Switch Bill of Lading, un connaissement qui remplace le jeu initial
Le Switch B/L correspond à un nouveau jeu de connaissements émis en remplacement des précédents, par exemple lors d’une opération de négoce nécessitant de modifier certaines informations commerciales autorisées.
Toutefois, cette opération doit être strictement encadrée, afin d’éviter que plusieurs jeux valides ne circulent simultanément.
Sea Waybill, une alternative non négociable
Le Sea Waybill facilite la remise des marchandises au destinataire identifié sans circulation d’un original négociable. Il peut convenir lorsque les parties se connaissent et qu’aucun transfert documentaire des droits sur la marchandise n’est nécessaire.
Le Telex Release n’est pas un type de Bill of Lading
Le Telex Release désigne un mode de mainlevée. Il permet au transporteur à destination de remettre la marchandise après confirmation que les originaux du B/L ont été restitués ou dûment neutralisés au départ.
B/L, Incoterms et lettre de crédit : les risques qu’il faut maîtriser lors d’une expédition internationale par voie maritime ?
Le Bill of Lading, les Incoterms® et la lettre de crédit sont des documents qui interviennent dans une même transaction internationale pour répondre chacun à une fonction spécifique. Les confondre, pour un chargeur, c’est possiblement entraîner des incohérences documentaires, des retards ou, dans le cadre d’un crédit documentaire, un refus de paiement.
- Les Incoterms® répartissent certaines obligations entre vendeur et acheteur (organisation du transport, coûts, transfert des risques et, selon la règle retenue, assurance ou formalités). Ils ne constituent toutefois ni un contrat de transport ni un mécanisme de paiement et ne déterminent pas à eux seuls le transfert de propriété des marchandises.
- Le Bill of Lading documente l’expédition maritime et les conditions du transport.
- La lettre de crédit organise quant à elle un paiement bancaire conditionné à la présentation des documents exigés.
Pourquoi les écarts documentaires posent-ils problème ?
Lorsqu’un crédit documentaire est utilisé, la banque contrôle les documents présentés au regard des conditions du crédit et des règles applicables. Il est alors fréquent de rencontrer les divergences suivantes (erreurs que vous devez éviter !) :
- une description des marchandises incompatible avec celle du crédit ;
- des dates de chargement ou d’expédition non conformes ;
- un document de transport incomplet ou mal établi ;
- des signatures requises absentes ;
- des informations qui se contredisent entre facture, B/L et autres documents.
L’ICC (International Chamber of Commerce) rappelle qu’une cohérence documentaire est nécessaire, sans pour autant exiger que tous les documents reprennent chaque information mot pour mot. L’enjeu consiste surtout à éviter qu’ils se contredisent ou qu’ils ne respectent pas une exigence du crédit.
À faire avant la validation d’un connaissement maritime
Avant l’émission définitive du B/L, il est donc prudent de comparer le Draft B/L, la facture commerciale, le contrat de vente et les exigences de la lettre de crédit. Cela vous permettra de détecter les écarts suffisamment tôt pour éviter de retarder l’expédition et de générer un ou plusieurs litiges avec vos partenaires.
Comment suivre une expédition avec un numéro de Bill of Lading ?
Le numéro de BL peut servir de référence pour suivre une expédition maritime, notamment sur le portail de la compagnie maritime qui s’en charge. Selon le transporteur, le suivi peut également être effectué à partir du numéro de booking ou du numéro de conteneur. Cependant, ces trois identifiants ne désignent pas la même chose, à savoir :
- le numéro de B/L identifie le connaissement et l’expédition documentaire associée ;
- le numéro de booking correspond à la réservation de transport effectuée auprès de la compagnie maritime ;
- le numéro de conteneur identifie physiquement une unité de transport (une même expédition peut donc en comprendre plusieurs).
Du portail de la compagnie au suivi automatisé
Pour un suivi ponctuel, il suffit généralement de saisir l’une des références acceptées dans l’outil de tracking du transporteur maritime. Le chargeur peut alors consulter, selon les données disponibles, les principaux événements du voyage (prise en charge, chargement, départ du navire, transbordement, arrivée au port ou déchargement).
Mais cette méthode a ses limites. Elle devient contraignante lorsqu’une entreprise travaille avec plusieurs transporteurs et de nombreux conteneurs. Les équipes doivent alors passer d’un portail à l’autre, rechercher les références et consolider manuellement les informations.
Les alternatives économiques au suivi automatisé que fournit le portail de la compagnie maritime
Les API de tracking permettent d’automatiser une partie de ces échanges. Ces applications se connectent directement aux systèmes des transporteurs pour récupérer en temps réel les statuts d’expédition. Ces derniers apparaissent ensuite dans une application de suivi (un TMS, un portail web ou un dashboard logistique) sous forme de tableau de bord, de timeline ou de notifications. Une fois collectés, ils peuvent être normalisés, historisés et enrichis afin de devenir exploitables dans votre système d’information logistique.
Un TMS doté d’un suivi maritime va plus loin en centralisant les événements de plusieurs transporteurs dans un même environnement. Le numéro de B/L, de booking ou de conteneur peut ainsi être rattaché à l’expédition concernée pour suivre son avancement, repérer un changement d’ETA (heure d’arrivée estimée) ou un incident. De là, les équipes et partenaires obtiennent en temps réel la même information.
Où en est l’eBL en France en 2026 ?
En 2026, le Bill of Lading électronique (eBL) est un titre transférable électronique dont l’émission, la remise, le transfert et, lorsqu’il est négociable, le contrôle sont numériques, avec un mécanisme semi-automatique fiable. En pratique, le contrôle exclusif du titre remplace la détention matérielle de l’original papier.
En France, le cadre juridique est désormais explicite
Depuis le 14 mars 2025, l’article L.5422-3 du Code des transports prévoit qu’un connaissement peut être établi, signé, transféré, modifié, conservé et remis sous forme électronique. La législation française impose d’ailleurs aux acteurs concernés (notamment le transporteur, le chargeur, le commissionnaire de transport et, le cas échéant, le consignataire) :
- d’assurer l’unicité du titre ;
- d’identifier son porteur ;
- de garantir son contrôle exclusif ;
- de retracer les porteurs successifs ;
- de préserver son intégrité.
Le décret du 12 août 2025, applicable depuis le 15 août 2025, précise les critères de fiabilité de la méthode utilisée :
- l’unicité du titre ;
- l’identification certaine de son porteur ;
- le contrôle exclusif de celui-ci ;
- la traçabilité des transferts successifs ;
- l’intégrité des données ;
- la sécurité et la fiabilité du système utilisé.
Qu’en est-il de l’eBL à l’international ?
À l’international, la situation juridique du connaissement électronique reste plus fragmentée qu’en France. La loi type de la CNUDCI* sur les titres électroniques (MLETR), adoptée en 2017, fournit un cadre pour donner aux titres transférables électroniques une équivalence fonctionnelle avec leurs versions papier. Néanmoins, sa reconnaissance dépend toujours du droit applicable et des législations adoptées dans les juridictions internes concernées.
*Commission des Nations unies sur le droit commercial international.
Juin 2026 : l’interopérabilité franchit une étape décisive
Le 4 juin 2026, la DCSA (Digital Container Shipping Association) a annoncé que cinq plateformes (CargoX, edoxOnline, TradeGo, WaveBL et eTEU) avaient adopté son Standard Annex v.2, avec l’approbation de l’International Group of P&I Clubs. Elles peuvent désormais échanger des eBL entre leurs environnements respectifs. Jusque-là, les différentes parties étaient obligées d’utiliser la même plateforme, ce qui était contraignant au quotidien (source).
Le dispositif associe un standard technique d’échange, un registre identifiant la plateforme qui contrôle l’eBL et un cadre juridique commun destiné à sécuriser les transferts. Pour les chargeurs, cette évolution peut accélérer la circulation documentaire, limiter les manipulations de papier et améliorer la traçabilité (tous les acteurs y gagnent !).
Des vérifications (plus ou moins manuelles) restent néanmoins indispensables, telles que :
- le droit applicable ;
- la fiabilité de la solution numérique ;
- l’acceptation par les partenaires et les banques ;
- la couverture assurantielle ;
- l’interopérabilité disponible.
Depuis février 2025, le Groupe International des P&I Clubs (IGP&I) considère d’ailleurs certains systèmes comme approuvés lorsqu’ils utilisent des eBL juridiquement reconnus et reposent sur une méthode fiable (source).
Enfin, la DCSA maintient l’engagement de ses compagnies membres d’émettre 100 % de leurs Bills of Lading sous forme électronique d’ici 2030. Notez qu’il s’agit là d’un objectif sectoriel, et non d’une obligation mondiale.
Comment Shiptify vous aide à centraliser vos opérations maritimes, de la validation du BL à la réception marchandise (et même au-delà) ?
Avez-vous remarqué les tâches répétitives et chronophages qu’imposent les expéditions maritimes ? Surtout lorsqu’elles sont internationales ! Entre le Draft B/L à contrôler, les documents douaniers à ne pas oublier, les échanges avec les transporteurs et le suivi des conteneurs, l’opération génère en plus des informations dispersées entre e-mails, portails et fichiers.
Le TMS Shiptify réunit toutes ces données autour d’une même opération, afin de conserver une continuité entre le documentaire et l’exécution du transport.
Concrètement, le Bill of Lading est émis par la compagnie maritime, son agent ou, selon le montage, le transitaire/NVOCC, puis Shiptify intervient pour faciliter son exploitation au quotidien. Vos équipes peuvent alors :
- centraliser les B/L et les autres documents transport, afin d’éviter qu’une pièce importante reste enfouie dans une boîte mail ;
- rattacher les documents à l’expédition correspondante pour retrouver plus facilement l’historique lors d’une recherche, d’un contrôle ou d’un litige ;
- associer les références de transport au suivi maritime et visualiser l’évolution des expéditions sans multiplier les consultations de portails transporteurs ;
- surveiller les ETA, afin d’identifier plus rapidement un retard, un transbordement perturbé ou une modification du planning ;
- partager la même information entre transport, supply chain, entrepôts et partenaires pour mieux préparer la réception des marchandises ;
- conserver les éléments liés aux incidents et litiges dans le contexte de l’expédition, plutôt que de reconstituer les faits plusieurs semaines plus tard.
Mieux encore : la visibilité ne s’arrête pas nécessairement au port ! Lorsqu’un flux comprend un pré- ou un post-acheminement routier, le Shiptify reconstitue une vision globale du parcours de l’expédition, jusqu’à la réception finale.
À terme, cette centralisation facilite aussi l’analyse, puisque les documents, statuts, retards et incidents restent rattachés aux opérations concernées. En cas d’audit ou de recherche historique, vous disposez, avec vos équipes et partenaires, d’un environnement commun au lieu de reconstruire l’expédition à partir de sources éparses.
Quel est le rôle du connaissement maritime ?
Le connaissement maritime remplit trois rôles principaux : il constitue un reçu de prise en charge des marchandises par le transporteur, il matérialise les conditions du contrat de transport conclu entre le chargeur et le transporteur, et il peut, selon sa forme, servir de document représentatif des marchandises, permettant à son détenteur légitime d'exercer des droits sur celles-ci.
C'est quoi le connaissement ?
Le connaissement (ou Bill of Lading, B/L) est un document de transport émis par le transporteur maritime ou son agent à partir des instructions de l'expéditeur. Il est établi lors de la prise en charge ou du chargement des marchandises pour identifier l'expédition, ses acteurs, son itinéraire et les biens transportés par voie maritime.
Quels sont les différents types de connaissement ?
On distingue notamment le Straight Bill of Lading (non négociable, destinataire nommé), le To Order Bill of Lading (négociable par endossement), le Master Bill of Lading (émis par la compagnie maritime), le House Bill of Lading (émis par le transitaire ou le NVOCC), le Switch Bill of Lading (remplaçant un jeu de connaissements) et le Sea Waybill, qui n'est pas négociable.
Le connaissement maritime est-il un titre de propriété ?
Pas systématiquement. Le connaissement est plus exactement un document représentatif des marchandises : seuls certains B/L négociables, notamment ceux « to order », permettent de transférer des droits sur la marchandise par endossement. Le transfert effectif de propriété dépend aussi du contrat de vente et du droit applicable.
Quelle est la différence entre un Bill of Lading et un Sea Waybill ?
Le Bill of Lading est en principe négociable et représente les marchandises, tandis que le Sea Waybill est non négociable : il facilite une livraison rapide à un destinataire déjà identifié, sans nécessiter la circulation d'un original.
Qu'est-ce qu'un eBL (Bill of Lading électronique) ?
L'eBL est un titre transférable électronique dont l'émission, la remise, le transfert et, lorsqu'il est négociable, le contrôle sont numériques. En France, l'article L.5422-3 du Code des transports encadre ce dispositif depuis mars 2025.
Écrit par Djihène Fenzar
Publié le 15 déc. 2023 (Mis à jour le 26 août 2026)
Temps de lecture : 12 min

