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Logiciels supply chain : comparatif et critères de choix

Logiciels supply chain : quels outils choisir selon vos besoins ?

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ChatGPT Gemini Claude Perplexity
logiciel logistique utilisé

Les logiciels supply chain sont des outils qui aident à planifier et à piloter les opérations au sein d'une chaîne logistique, des approvisionnements fournisseurs jusqu'à la livraison des marchandises au client final. Entre ERP, WMS, TMS, APS et OMS, les périmètres et fonctions se recoupent parfois, même s'ils ne répondent pas aux mêmes besoins. Quand certains centralisent les données de l'entreprise, d'autres organisent les commandes, l'entrepôt ou le transport. Comment déterminer lesquels sont utiles à votre organisation et les articuler avec vos processus actuels ? Dans ce guide, Shiptify présente les principales familles, leurs différences et leurs complémentarités. Nous vous expliquons également les critères de choix à examiner pour comparer les solutions logistiques, de transport, de production et de gestion d'entreprise, afin de vous aider à construire un ensemble cohérent, adapté à vos priorités opérationnelles.

Quels sont les principaux logiciels supply chain ?

Les principales familles de logiciels supply chain sont les ERP, APS, OMS, WMS et TMS. À ces outils s'ajoutent notamment les solutions de visibilité et de gestion des rendez-vous à quai. Chaque type de logiciel répond à des besoins précis, qu'il s'agisse de la planification des approvisionnements, des actions commerciales, de la préparation de commande, de la facturation, du suivi des livraisons ou encore de la gestion des litiges.

Pour repérer les solutions nécessaires à votre activité, partez des opérations que vous souhaitez mieux maîtriser :

Famille Rôle principal Question opérationnelle pour bien choisir
ERP (Enterprise Resource Planning) ou PGI (Progiciel de gestion intégré) Gérer les processus et les données transverses (logistique, service commercial, comptabilité, production, achats, RH, etc.) Quelles commandes, ressources et transactions devons-nous gérer ?
APS (Advanced Planning and Scheduling) Planifier selon la demande et les contraintes Que faut-il approvisionner ou produire, et quand ?
OMS (Order Management System) Orchestrer le traitement des commandes Depuis quel stock et selon quelles règles servir une commande ?
WMS (Warehouse Management System) Organiser les opérations d'entrepôt Où sont les marchandises et comment les préparer ?
TMS (Transport Management System) Organiser et suivre les opérations de transport (enlèvements, livraisons, litiges, etc.) Comment expédier, suivre les prestations et contrôler leurs coûts ?
Visibilité et tour de contrôle Consolider les événements et repérer les écarts Où se situe une perturbation et quelle action examiner ?
Gestion des rendez-vous à quai Planifier les arrivées selon les capacités Quel véhicule accueillir, à quel moment ?

Dans le monde des outils supply chain, les fonctions logicielles dominantes ne constituent pas des frontières étanches. Leur couverture varie selon la solution et les modules sélectionnés. Un ERP peut, par exemple, intégrer des fonctions de gestion d'entrepôt ou de transport. Un TMS peut inclure une tour de contrôle et un WMS, la préparation et l'exécution des commandes dans l'entrepôt.

ERP, APS, OMS, WMS et TMS : quel est le rôle de chaque outil pour votre supply chain ?

Pour évaluer l'intérêt d'un logiciel, examinez les décisions qu'il facilite, les informations qu'il exploite et les équipes qui l'utiliseront.

L'ERP pour gérer les processus et les données de l'entreprise

L'ERP, ou progiciel de gestion intégré, relie plusieurs activités : achats, ventes, finance, commandes et stocks, selon les modules déployés. Acheteurs, commerciaux, comptables et responsables logistiques travaillent ainsi à partir de données partagées, avec des droits adaptés à leurs fonctions.

Lorsqu'une commande est enregistrée, ses informations peuvent alimenter les besoins d'approvisionnement, la préparation et la facturation. Cette continuité devient particulièrement utile lorsque les services ressaisissent les mêmes références ou utilisent des données contradictoires.

Avant d'ajouter un logiciel spécialisé, vérifiez donc les possibilités de votre ERP, si vous en disposez, car certains de ses modules couvrent déjà des opérations logistiques. Leur profondeur doit toutefois être confrontée aux contraintes réelles, comme le degré de traçabilité, l'organisation multisite, la préparation de commandes complexe ou la gestion du transport.

Vous hésitez entre ERP et logiciel de gestion d'entrepôt ? Découvrez notre comparatif entre ERP et WMS.

L'APS pour planifier sous contraintes

Comment répondre à une hausse de la demande avec des capacités limitées ? L'APS, système de planification avancée, aide les planificateurs et les responsables industriels à examiner les arbitrages possibles.

Il rapproche notamment les prévisions de vente, les commandes, les stocks, les délais d'approvisionnement et les capacités de production. Selon son périmètre, il permet de comparer des scénarios, de planifier les besoins ou d'ordonnancer les fabrications en tenant compte des ressources disponibles.

L'APS devient pertinent lorsque les ajustements manuels se multiplient ou que les plans restent difficiles à réaliser.

Cependant, tous les APS ne couvrent ni les mêmes horizons ni les mêmes contraintes. Ils se chargent de la préparation des décisions, tandis que l'exécution et les remontées d'information reposent ensuite sur les équipes et les systèmes concernés. Autre limite des APS : les résultats se fragilisent dès que les paramètres sont erronés. Il est donc important, si vous optez pour cette solution, de disposer des compétences requises pour la piloter.

L'OMS pour orchestrer le traitement des commandes

Une commande passée en ligne doit-elle partir d'un entrepôt central ou d'un magasin ? L'OMS, système de gestion des commandes, permet de définir et d'appliquer les règles qui orientent son traitement.

Les équipes e-commerce, commerciales et logistiques s'appuient sur les commandes, les stocks disponibles et les contraintes de livraison pour organiser leur exécution. Selon la solution, l'OMS peut gérer les allocations, les expéditions fractionnées et les retours, tout en contribuant à une promesse client cohérente.

Cette option mérite d'être étudiée lorsque plusieurs canaux et lieux de stockage compliquent ces arbitrages. Une organisation plus simple peut conserver les fonctions de son ERP ou de sa plateforme de vente. Dans tous les cas, la fiabilité des disponibilités transmises reste déterminante.

Le WMS pour organiser les opérations d'entrepôt

Le WMS, logiciel de gestion d'entrepôt, accompagne le travail des responsables de site, des chefs d'équipe et des opérateurs. Il suit les marchandises depuis leur réception jusqu'à leur expédition (affectation des emplacements, mouvements, préparation, contrôles et inventaires).

Pour cela, il exploite les références, quantités, localisations et, lorsque l'activité l'exige, les lots, numéros de série ou dates de péremption. Ce niveau de traçabilité rejoint d'ailleurs les exigences décrites par l'AFNOR sur le suivi des flux de marchandises. Le WMS devient intéressant lorsque la diversité des produits, les volumes ou les exigences de traçabilité rendent le suivi manuel ou sur Excel insuffisant.

Son apport concerne notamment la connaissance du stock physique et l'organisation des tâches. Prévoir la demande ou déterminer une politique de réapprovisionnement relève d'autres fonctions, même si certains logiciels proposent des modules complémentaires.

À lire aussi : comparatif des logiciels WMS.

Le TMS pour piloter les transports

Le TMS, logiciel de gestion des transports, fournit aux équipes transport un espace pour organiser les expéditions et suivre les prestations des transporteurs. Côté chargeur, il peut réunir les demandes de cotation, la comparaison des offres, les réservations, les instructions, les événements de suivi et les coûts.

Les informations traitées comprennent notamment les lieux d'enlèvement et de livraison, les poids, les volumes, les délais et les tarifs. Leur rapprochement facilite ensuite le contrôle des factures, le traitement des litiges et l'analyse des performances.

Un TMS mérite d'être examiné lorsque les équipes jonglent entre tableurs, courriels et portails de plusieurs prestataires. Sa connexion avec le WMS facilite par ailleurs la synchronisation entre la préparation des commandes et leur enlèvement.

Il faut distinguer les utilisateurs. Sachant que le chargeur achète et organise le transport et que le transporteur exécute les prestations et gère ses moyens, les TMS qui leur sont destinés peuvent répondre à des besoins différents.

Enfin, la visibilité obtenue dépend des connexions et des événements disponibles. Un TMS ne garantit pas, à lui seul, un suivi continu de chaque expédition.

Découvrez notre guide et comparatif des logiciels TMS.

Les outils complémentaires de visibilité et de gestion des quais

Les outils de visibilité consolident les événements pour repérer les écarts. Une tour de contrôle peut y associer la gestion des exceptions et la coordination des actions.

La gestion des rendez-vous à quai répond à un autre besoin, celui de répartir les arrivées selon les horaires et les capacités du site. D'autres activités nécessitent parfois des outils dédiés aux achats, aux fournisseurs, à la production ou aux équipements automatisés.

Quel logiciel examiner en priorité selon votre problème ?

Le logiciel à examiner dépend de l'origine du dysfonctionnement que vous souhaitez résoudre. Avant de comparer les offres, repérez les opérations concernées, les informations manquantes et les tâches qui mobilisent inutilement les équipes. Une difficulté récurrente peut provenir d'un paramétrage inadapté, d'une interface défaillante ou d'une procédure mal définie, et ne pas nécessiter de nouvel outil.

Le tableau suivant vous aide à orienter ce diagnostic :

Problématique Vérifications préalables Famille à envisager
Erreurs de stock ou de préparation Fiabilité des référentiels, enregistrement des mouvements, application des procédures WMS ou fonctions existantes sur l'ERP
Surstocks et ruptures récurrents Prévisions, délais fournisseurs, paramètres de réapprovisionnement Planification ou APS
Mauvaise allocation des commandes Disponibilité du stock, règles d'affectation, synchronisation des canaux OMS
Transport coûteux et suivi dispersé Tarifs, caractéristiques des flux, échanges avec les prestataires, données disponibles TMS
Ressaisies entre plusieurs services Interfaces, responsabilités, doublons dans les données Intégration ou évolution de l'existant
Attente aux quais Capacité réelle, préparation des marchandises, horaires, consignes Gestion des rendez-vous

Exemple : prenons une commande livrée en retard. Ce résultat ne suffit pas à conclure que le TMS est inadapté. Les marchandises étaient-elles disponibles ? La préparation s'est-elle terminée avant l'enlèvement prévu ? Le transporteur a-t-il reçu les bonnes instructions ? À quelle étape l'horaire convenu a-t-il été dépassé ?

Si les palettes n'étaient pas prêtes, examinez d'abord la préparation et sa coordination avec l'expédition. Si le véhicule s'est présenté à l'heure mais a attendu une porte, étudiez la capacité d'accueil et les rendez-vous. En revanche, des réservations tardives ou des informations transport éparpillées peuvent justifier d'évaluer les fonctions du TMS.

Mais comment dégager une priorité ? Rapprochez la fréquence du problème, ses conséquences et la capacité de votre organisation à le traiter. Appuyez-vous sur quelques dossiers représentatifs et échangez avec les personnes qui exécutent les opérations.

Formalisez ensuite un besoin précis. Il peut par exemple s'agir de « transmettre les commandes validées sans ressaisie » ou de « réunir les statuts transport pour repérer les livraisons à risque ». Vous pourrez alors vérifier si une fonction existante, une meilleure connexion entre systèmes ou un logiciel supplémentaire constitue la réponse adaptée. Cette formulation servira aussi de scénario lors des démonstrations avec les éditeurs.

Suite intégrée ou logiciels spécialisés : comment les articuler ?

Deux approches existent et peuvent se combiner :

  • Une suite SCM (Supply Chain Management) qui rassemble plusieurs applications de gestion de la chaîne logistique au sein d'une même offre.
  • Différents logiciels spécialisés reliés entre eux pour couvrir les besoins métier (l'enjeu ici est de vérifier leur couverture réelle et les échanges nécessaires entre eux).

Comparer les deux approches selon votre organisation

Une suite intégrée réunit plusieurs applications d'un même éditeur. Elle peut faciliter le partage des référentiels et harmoniser les usages, mais ses modules doivent répondre aux exigences de chaque métier. Des interfaces restent nécessaires avec les partenaires ou les outils conservés.

Associer des logiciels spécialisés permet de sélectionner des fonctions adaptées aux opérations. Toutefois, cette approche demande de coordonner les échanges, les mises à jour et l'assistance entre plusieurs fournisseurs. Elle n'offre pas systématiquement une meilleure couverture.

Pour arbitrer, examinez la profondeur fonctionnelle, la cohérence des données et la maintenance de l'ensemble. Évaluez aussi votre dépendance aux éditeurs (possibilités d'export, remplacement d'un module, conditions de sortie, etc.). Une architecture mixte peut convenir, en complétant une suite par un outil spécialisé lorsque le besoin le justifie.

Le parcours type d'une commande

Prenons un distributeur fictif disposant de plusieurs canaux de vente. Dans cette configuration :

  1. l'ERP enregistre la commande et ses informations commerciales ;
  2. l'OMS affecte son traitement au site retenu selon les stocks disponibles et les règles définies ;
  3. le WMS organise la préparation, puis confirme les quantités, colis et informations d'expédition ;
  4. le TMS organise le transport et consolide les événements transmis par les prestataires ;
  5. les statuts utiles alimentent le suivi commercial et le service client.

Ces échanges peuvent se chevaucher (la réservation du transport peut précéder la fin de préparation). L'OMS reste facultatif si ses fonctions sont couvertes ailleurs. L'essentiel est de préciser quel système fait référence pour chaque donnée et comment les modifications circulent.

Comment l'IA s'intègre-t-elle aux logiciels supply chain ?

L'intelligence artificielle peut enrichir les logiciels supply chain par des fonctions de prévision, d'extraction d'informations ou de détection des risques. Intégrée à un module ou accessible via un service connecté, elle exploite les données disponibles pour alimenter les opérations. Selon une analyse récente de Databricks, l'IA peut automatiser une large part des tâches manuelles de la supply chain et réduire les coûts d'exécution. Voici trois usages possibles, selon les solutions retenues.

1. Affiner les prévisions de demande

Un distributeur doit préparer ses approvisionnements avant une période de forte activité. Un modèle d'apprentissage automatique peut exploiter les historiques de ventes et des facteurs complémentaires, comme les promotions, pour proposer des prévisions par produit ou par site.

Le planificateur examine ensuite les résultats et les ajuste avec les informations métier disponibles. L'intérêt se mesure en comparant les erreurs de prévision à celles de la méthode précédente (l'IA ne sera pas systématiquement plus précise).

2. Extraire les informations des documents transport

À réception d'une facture transport en PDF, un service de traitement documentaire peut identifier le fournisseur, la date, les montants et les lignes facturées. Une connexion permet ensuite de transmettre ces informations au logiciel concerné, selon les correspondances définies.

L'équipe vérifie les champs incertains avant validation. Cette extraction prépare les contrôles, mais ne prouve pas que la facture respecte les tarifs convenus, puisque ce rapprochement constitue une étape distincte.

3. Anticiper les risques de retard

Une solution de visibilité peut utiliser l'apprentissage automatique pour estimer l'heure d'arrivée d'une expédition à partir des données de suivi et des historiques disponibles. Si cette estimation dépasse le créneau attendu, l'équipe transport peut examiner la situation et prévenir le destinataire.

La qualité de cette anticipation dépend des données reçues. Elle aide à prioriser les interventions, mais ne garantit pas l'horaire réel de livraison.

Attention : une alerte fondée sur une règle fixe ne constitue pas, à elle seule, de l'IA. Lors des démonstrations, demandez quelles données alimentent la fonction, comment ses résultats sont évalués et quelles validations restent à la charge des utilisateurs.

Quels critères utiliser pour comparer les logiciels supply chain ?

Pour comparer des logiciels supply chain, confrontez leurs possibilités à vos opérations réelles. Une fonctionnalité annoncée ne précise pas toujours les conditions d'utilisation, les limites ou les adaptations nécessaires. Préparez donc un scénario représentatif de votre activité et demandez à chaque éditeur de montrer comment sa solution le traite.

Avant de noter les offres, distinguez les exigences indispensables des fonctions souhaitables. Une contrainte incontournable non satisfaite ne doit pas disparaître derrière une bonne moyenne générale.

Critère Question à poser Preuve à demander
Couverture fonctionnelle et profondeur métier Comment la solution traite-t-elle nos opérations courantes et nos contraintes particulières ? Une démonstration sur un flux représentatif, avec les étapes couvertes en standard, les paramétrages nécessaires et les éventuels développements.
Compatibilité avec les systèmes et partenaires existants Quelles données pouvons-nous échanger avec nos outils et nos prestataires ? Un exemple d'échange précisant les systèmes concernés, le format, la fréquence, les responsabilités et les coûts d'intégration.
Qualité des données et gestion des anomalies Que se passe-t-il lorsqu'une information manque, arrive en double ou contient une erreur ? Le traitement concret d'une anomalie : détection, notification, correction et reprise de l'échange sans création de doublon.
Facilité d'utilisation et adoption Les utilisateurs peuvent-ils accomplir leurs tâches habituelles avec une formation adaptée ? Un essai réalisé par des représentants métier, du début à la fin d'une opération, avec observation des difficultés rencontrées.
Capacité à accompagner les évolutions Comment la solution absorbe-t-elle un pic d'activité, un nouveau site ou des flux supplémentaires ? Des résultats de tests de charge pertinents, les limites documentées et les conditions fonctionnelles et tarifaires d'extension.
Indicateurs, historique et export Pouvons-nous comprendre les calculs, retracer une opération et réutiliser les données ? Un indicateur détaillé avec sa formule, l'historique d'un dossier et un export exploitable dans vos outils d'analyse.
Sécurité, droits d'accès et réversibilité Qui peut consulter ou modifier les informations, et comment les récupérer en quittant la solution ? Une démonstration des droits par rôle, la documentation des sauvegardes et les modalités de restitution des données : formats, délais et coûts.
Déploiement, accompagnement et coût total Quelles ressources devons-nous mobiliser, pour quel budget et avec quelle assistance ? Un planning, une répartition des responsabilités, les engagements de support et un chiffrage incluant intégration, formation, maintenance et options.

Utilisez ensuite une grille commune pour consigner les réponses. Distinguez ce qui a été démontré, ce qui reste à vérifier et ce qui relève d'une évolution annoncée. Enfin, faites examiner les offres par les métiers et la DSI, le cas échéant. Les premiers évaluent l'usage quotidien, la seconde vérifie notamment l'intégration, l'exploitation et la sécurité.

Quel budget prévoir au-delà de l'abonnement ?

Le budget d'un logiciel supply chain comprend son utilisation, sa mise en œuvre et son fonctionnement dans la durée. Pour comparer les propositions, demandez un chiffrage détaillé distinguant les dépenses initiales des charges récurrentes :

  • Abonnement ou licence : vérifiez les unités de facturation retenues, comme les utilisateurs, les sites, les modules ou les volumes traités. Identifiez les seuils susceptibles de modifier le prix.
  • Paramétrage et intégrations : faites préciser les adaptations incluses, les interfaces à créer et les responsabilités de maintenance.
  • Reprise des données : prévoyez leur nettoyage, leur importation et les contrôles nécessaires avant le démarrage.
  • Formation et mobilisation interne : comptez les prestations pédagogiques, mais aussi le temps consacré par vos équipes aux ateliers, aux tests et à l'apprentissage.
  • Assistance, maintenance et évolutions : examinez les services compris, les horaires de support et la facturation des demandes complémentaires.
  • Sortie et récupération des données : clarifiez les formats disponibles, les délais de restitution et les éventuels frais d'accompagnement.

Comparez ensuite les offres sur un périmètre identique et une même durée, par exemple trois ans. Intégrez un scénario d'évolution réaliste, avec de nouveaux sites, des utilisateurs supplémentaires ou encore une hausse des expéditions.

Attention : une offre moins chère au démarrage peut devenir plus coûteuse lorsque vous ajoutez des sites, des utilisateurs ou des interfaces.

Comment déployer un logiciel sans pénaliser le déroulement de l'activité ?

Le déploiement d'un logiciel supply chain se prépare avec les équipes qui l'utiliseront. Pour limiter les perturbations, avancez sur un périmètre maîtrisé, avec des critères de validation et une solution de repli en cas de difficulté.

  1. Cartographier les flux, les outils et les responsabilités : suivez le parcours d'une commande ou d'une expédition : qui intervient, dans quel système et avec quelles informations ? Repérez les ressaisies et les dépendances entre services. Désignez les personnes chargées de valider les processus et de résoudre les blocages.
  2. Définir un périmètre pilote et des résultats attendus : retenez un site, une famille de flux ou un groupe d'utilisateurs représentatif. Fixez des objectifs observables, comme réduire les saisies manuelles ou améliorer la disponibilité des statuts. Relevez la situation initiale pour pouvoir mesurer les progrès.
  3. Fiabiliser les référentiels et préciser les données échangées : vérifiez les références produits, adresses, unités et identifiants partenaires. Préparez une fiche indiquant, pour chaque information importante, sa source, son responsable et son usage. Ajoutez son format et sa fréquence d'actualisation afin de clarifier les échanges entre systèmes.
  4. Tester les situations normales et les exceptions : exécutez un scénario complet, puis introduisez une commande modifiée, une expédition annulée, un événement manquant ou un échange de données en échec. Vérifiez la détection, la correction et la reprise du traitement, sans doublon ni perte d'information. Faites valider les résultats par les métiers.
  5. Former les utilisateurs et organiser l'assistance : privilégiez des exercices correspondant aux tâches quotidiennes. Identifiez des référents disponibles au démarrage et précisez comment signaler un incident, qui le traite et quelle procédure appliquer si l'outil devient indisponible.
  6. Mesurer les résultats avant d'étendre le déploiement : comparez les indicateurs à la situation initiale et recueillez les difficultés d'usage. Corrigez les points bloquants avant d'ajouter des sites ou des flux. L'extension doit tenir compte des résultats du pilote et des particularités du prochain périmètre.

Quand le TMS Shiptify devient-il pertinent pour votre supply chain ?

Vos commandes sont enregistrées dans votre système de gestion, mais les cotations circulent par courriel, les réservations se suivent dans un tableur et les statuts restent répartis entre plusieurs portails transporteurs ? Cette dispersion justifie d'examiner une solution dédiée.

Le TMS Shiptify accompagne les chargeurs dans l'organisation et le pilotage de leurs transports, avec un parcours regroupé dans la plateforme :

  1. Centraliser les informations nécessaires au transport : les équipes réunissent les données des expéditions (lieux, marchandises, contraintes et partenaires concernés). Elles disposent ainsi d'un dossier commun pour organiser les opérations et retrouver les échanges associés.
  2. Consulter les transporteurs et comparer les offres : le responsable adresse ses demandes de cotation, puis examine les propositions selon les coûts, les délais et les contraintes du flux. Il peut également effectuer une réservation directe auprès d'un prestataire.
  3. Organiser les réservations et suivre les expéditions : les informations de réservation et les événements disponibles alimentent le suivi. La visibilité obtenue dépend notamment des connexions et des données transmises par les partenaires.
  4. Examiner les écarts de coûts et les litiges : les équipes contrôlent les dépenses transport et traitent les réclamations dans la plateforme. L'historique des informations facilite les échanges avec les prestataires.
  5. Analyser la performance et exporter les données utiles : les indicateurs permettent d'examiner l'activité par flux, transporteur ou mode. Les exports servent à approfondir les analyses dans d'autres outils.

Shiptify peut s'intégrer à votre système d'information, notamment par des connexions API avec les outils compatibles (votre ERP, WMS, APS, OMS et/ou à d'autres logiciels métier). 

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